« 2006-07 | Page d'accueil | 2006-09 »

24.08.2006

liberez nos camardes

medium_juin_2006_022.jpg

C'est un scandale!

Un des membres fondateurs du mouvement vient d'être mis en prison dans une geôle fasciste française !

C’est courageusement que notre section action-pure lui a fourni des vivres ! Nous espérons tous qu’il ne mettra pas fin à ses jours comme le firent les Parfaits de Minerve, en Occitanie. Un guide expliquait l'autre jour à un touriste, un conquistador, comment le Sud avait été envahi par les hordes barbares des seigneurs du Nord, véritables brutes épaisses, dogmatiques et religieuses à l’extrême. Le tableau, historiquement parfait qu’il dépeignait, faisait bien ressortir le contraste violent qu’il y avait entre les catholiques fanatiques, aveuglés par leur foi imbécile et les « Cathares » qui se suicidèrent collectivement et pieusement. Cette journée fabuleuse passée au côté d’un homme visiblement heureux d’être née quelque part nous avait à tous redonné du cœur au ventre. Même si un jeune étudiant en histoire, probablement de gauche, avait avancé l’argument que le « Catharisme » en tant que tel n’avait jamais existé…qu’il s’agissait d’une invention du 19e siècle….Nous lui avons conseillé de suivre l’exemple des habitants de cette commune ! Toujours est-il que nous tremblons maintenant pour celui d’entre nous qui pourrait vouloir finir en confettis, martyre de la cause berrichonne, au même titre que nos regrettés amis corses, morts dans l’explosion de leur bombe. Vive les régionalismes, Vive le Berry libre Adhérez Au  Front de Libération du Berry

 

18.08.2006

Berry, litterature, érotisme

Le Berry, c'est aussi de grands noms! comme George Sand, par exemple:

 

 

 medium_george_sand_2.2.jpg

 

 

qui nous a laissé des textes merveilleux:

Voici une lettre que George Sand a envoyée a Alfred de Musset :


je suis très émue de vous dire que j'ai

bien compris l'autre soir que vous aviez

toujours une envie folle de me faire

danser. je garde le souvenir de votre

baiser et je voudrais bien que ce soit

là une preuve que je puisse être aimée

par vous. je suis prête à montrer mon

affection toute désintéressée et sans cal-

cul, et si vous voulez me voir aussi

vous dévoiler sans artifice mon âme

toute nue, venez me faire une visite.

nous causerons en amis, franchement.

je vous prouverai que je suis la femme

sincère, capable de vous offrir l'affection

la plus profonde comme la plus étroite

en amitié, en un mot la meilleur preuve

que vous puissiez rêver, puisque votre

âme est libre. pensez que la solitude ou j'ha-

bite est très longue, bien dure et souvent

difficile. ainsi, en y songeant j'ai l'âme

grosse. accourez donc vite et venez me la

faire oublier par l'amour ou je veux me

mettre.



Musset s'empressa de répondre:


quand je mets à vos pieds un éternel hommage,

voulez vous qu'un instant je change de visage ?

vous avez capturé les sentiments d'un cœur

que pour vous adorer forma le créateur.

je vous chéris, amour, et ma plume en délire

couche sur le papier ce que je n'ose dire.

avec soin de mes vers lisez les premiers mots :

vous saurez quel remède apporter à mes maux



Romantique n'est ce pas?


Maintenant il faut lire 1 ligne sur 2 et vous comprendrez George Sand et pour la réponse, lisez le 1e mot de chaque ligne !!

 

 

 

Adhérez

 

au

Front de Libération du Berry!

17.08.2006

régionaliste

Nous apprenons que G.W. Bush est en train de lire "l'étranger" de Camus. Nous, nous le subissons tous les jours. La télévision crache ses informations nationales en langue étrangère sans que soit reconnue la langue berrichonne. Réfléchissez un instant: cela vous semble tout à fait normal de voir des informations en occitan ou en breton, d'assister à la messe en direct, de voir des drapeaux rouge et jaune ou noir et blanc dans certaines régions...alors pourquoi faudrait-il que le cas berrichon soit ainsi dénigré? Il n'est pas insensé de défendre le Berry libre!
Nombreux sont ceux qui regardent notre mouvement d'un oeil condescendant, mais prenez garde, l'attachement à la terre des origines est, avec la religion, une des clefs principales des conflits. Le cas du Liban devrait pourtant vous ouvrir les yeux! C'est cette volonté farouche qui nous anime. Nous sommes Berrichons et fiers de l'être.
A tous ceux qui ont peur!
A tous ceux qui doutent!
A tous ceux qui tremblent devant la mondialisation!
A tous ceux qui veulent retrouver un monde à taille humaine!
A tous ceux qui sont ignorés!
Nous, nous disons:  
Adhérez 
au
Front de Libération du Berry 

regionalisme et fascisme

Lors de son dernier papier, la section action politique et psychologique du F.L.BERRY avait avancé l'idée qu'il fallait que soient mis en place des espaces publics réservés aux beurdins. Cette affirmation de la différence s'appuyait sur l'exemple des femmes de M.L.F., des homosexuels, et de toutes ces minorités qui, un jour, ont eu le courage d'afficher leur particularisme (juifs, tutsi, nègres états-uniens, gitans, bourgeois sous Staline etc etc). Nous en profitons pour faire remarquer qu'en Berry, il existe aussi des femmes ainsi que des homosexuels. C'est pourquoi nous étendons notre revendication à ces deux dernières catégories pour lesquelles nous exigeons la livraison de vélos...pour moitié sans selle.

 

Alors, nous entendons dire, ça et là, que les régionalismes sont des fascismes sans envergure; que nous symbolisons le rejet de l'autre en tant qu'il est étranger; que nous sommes le danger de demain. 

 

medium_burka.4.jpgAu F.L.BERRY, rien de tout cela! Notre service presse et propagande ne fait aucune distinction entre ses membres. Ainsi, avons-nous accepté l'adhésion d'une femme à barbe dans nos rangs. Or, comme nous ne tenons pas à être taxé de monstres offrant à la vue du peuple la souffrance d'un individu et que nous sommes les premiers défenseurs des libertés individuelles et universelles, nous lui avons demandé de bien vouloir cacher son visage quand elle distribue notre journal! 

 

                                                                                                                                    

16.08.2006

ségrégation ma chérie

Le Front de Libération du Berry, toujours au fait de l'actualité du monde lance une pétition de soutien. Pour signifier votre accord avec les termes de notre projet politique, il vous suffit d'écrire un commentaire élogieux dans lequel vous glisserez cette phrase: "je suis citoyen du Berry".

 

Nous, signataires de la présente pétition, appelons de nos voeux à une ségrégation réfléchie:

 

S'il est couramment admis que "l'Homme avant sa rencontre du groupe n'est rien que des virtualités aussi légères qu'une transparente vapeur (et que) toute condensation suppose un milieu, c'est-à-dire le monde des Autres" (Lucien Malson, L'enfant sauvage), il n'en est pas moins vrai que défendre et cultiver les particularismes et les différences, et chercher à promouvoir l'autonomie et l'indépendance, est indispensable.

Forts de l'expérience japonaise des métros réservés aux femmes, et enrichis de l'exemple afghan où les coffres des voitures sont laissés à l'usage des femelles, nous, Berrichons de sang et/ou de coeur, exigeons du gouvernement qu'il mette en place des routes réservées aux seuls beurdins (cf. Article: débeurdinouère versus science).

 

Ne laissons pas aux seules femmes, religieux, homosexuels le droit d'afficher et de revendiquer leur identitarisme.

 

Les régionalismes aussi ont le droit d'exister!

 

Vive le Berry libre!

 

débeurdinouère versus science

Le Front de Libération du Berry s'insurge
contre les recherches
du professeur Hans-Hilger Ropers.

L'agence Reuters a fait paraitre cette information: 

Une pilule qui rend intelligent ?

BERLIN (Reuters) - Un scientifique allemand teste actuellement une "pilule contre la bêtise" qui obtient des résultats encourageants sur des souris et des drosophiles, rapporte le quotidien Bild. Hans-Hilger Ropers, directeur de l'Institut Max Planck de la génétique moléculaire à Berlin, aurait mis au point, explique le journal, une pilule efficace contre l'hyperactivité de certaines cellules nerveuses du cerveau, stimulant la mémoire du passé proche et augmentant la concentration. "Sur les souris et les drosophiles, cela évite de perdre la mémoire du passé proche", a déclaré Ropers au Bild. A 62 ans, le scientifique croit avoir mis au point la première pilule mondiale contre la stupidité. "  

C'est proprement scandaleux!!! nos équipes ont en effet la preuve que cet éminent docteur a usé de sorcellerie berrichonne.  Le débeurdinouère n’est un secret pour personne. En berrichon, un beurdin est une personne souffrant d’un léger retard mental…d’aucuns l’attribuent à la consanguinité inhérente au Berry, ce qui est totalement faux !

 

Bref, nous disposons d’un cliché représentant M. Ropers en train d’extraire un morceau de pierre du sanctuaire berrichon dédié à Saint Menoux.

 

medium_ambre_072.jpg
En conséquence de quoi le F.L.Berry, fort de son expérience en la matière, réclame la paternité de cette soi-disant découverte allemande.

 

13.08.2006

Le F.L.BERRY: qu'es aquo?

Le Front de Libération du Berry est une organisation en partie secrète qui a pour but de faire valoir la culture berrichonne, de défendre ses intérêts, son économie et, last but not least, sa langue.

Nous pouvons en effet parler de langue berrichonne ! Loin d'être une langue morte ou un vulgaire dialecte, le berrichon est classé parmi les langues Romanes. Il est le résultat de l'évolution du latin parlé après la chute de l'empire romain, comme le français, l'espagnol, l'italien, le portugais, le catalan, le sarde, le roumain et le romanche (Suisse). Cette évolution a été influencée par les langues parlées avant l'arrivée des romains : le gaulois (langue celtique) dans le nord du Berry, l'aquitain (la langue des ancêtres des basques) dans le sud-ouest et le ligure dans le sud-est. Ceci signifie que le berrichon est une langue intermédiaire entre les langues romanes du sud comme l'italien ou le castillan (ces dernières étant assez conservatrices), et le français, qui a subi de profondes transformations après les invasions germaniques du IVème au VIème siècle. Ajoutons que le berrichon est très proche du belge. En fait, de nombreux linguistes les considèrent comme deux dialectes d'une même langue berrichonno-belge.

Le berrichon a failli tomber dans l'oubli. Le Français s'imposa dans bon nombre de régions et il fut même interdit aux enfants de parler leur langue maternelle et de ce fait avec la disparition des " anciens " le savoir se perdait. Nous étions au 19ème siècle, plein essor de la République Française. Puis une vague romantique emporta les milieux intellectuels de Paris et il fut de mode de savoir parler les langues anciennes tel le berrichon. Des grands de l'époque, telle Emma Calvé, cantatrice à l'Opéra de Paris, né à Decazeville, était un des fers de lance de ce régionalisme montant. Ces mêmes intellectuels découvraient l'histoire berrichonne ainsi que la sorcellerie.

Le berrichon n'est pas du ``français déformé''. L'école a souvent prétendu contre toute rigueur scientifique que le berrichon n'était qu'un patois, un ``français déformé''. Ceci est faux. Le berrichon et le français sont deux langues qui ont évolué independament du latin.

Prenons en exemple l'Occitanie où de nombreux collectivités, villes, départements, éditent des brochures bilingues français - occitan, placent des panneaux de signalisation en occitan, ... C'est le cas en Aude où les entrées de communes sont signalées dans les 2 langues, ou à Toulouse où les plaques des rues sont également bilingues.

En France, l'occitan est considéré comme "langue régionale". Avec ce statut, il peut (mais ne doit pas) être enseigné dans les établissements scolaires. Mais il faut savoir que l'administration est souvent hostile, et que les lois sont en plus ambiguës et contradictoires - notamment l'article 2 de la constitution modifié en 1992 pour y ajouter que seul le français est la langue de la République française. En dehors des cours optionnels de l'éducation nationale, tout le reste en France est développé sur des bases associatives ou privées (plus rarement) et c'est pas bien du tout!!

Le Front de Libération du Berry recrute: 

rejoignez-nous!!!! 

Comment créer un environnement culturel et idéologique belligène

Monsieur Frédéric Rousseau, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paul Valéry de Montpellier nous livre, dans son dernier ouvrage:"La Grande Guerre en tant qu'expérience sociale" chez Ellipses, des pages riches d'enseignement.

 

 

medium_Numeriser.jpg

 

 

la section culture et action du FLB, décide de reproduire ici quelques extraits:

" Le sentiment national, c'est-à-dire le sentiment d'appartenance à une nation, cela se fabrique. Fruit d'une construction politique et culturelle (linguistique et littéraire notamment), le sentiment national repose sur un certain nombre d'éléments partagés, comme la langue, l'histoire, des traditions, des institutions, parfois la religion; il découle d'un long processus parfois multi séculaire comme dans le cas de la France et de l'Angleterre (...et du Berry...). Dans le reste de l'Europe c'est surtout au 18em siècle, et plus encore au cours du 19em, que des savants patriotes, linguistes, grammairiens, philologues et littérateurs jouèrent le rôle d'éveilleurs de consciences nationales en révélant, voire en créant, les langues des Etats qu'ils imaginaient et appelaient de leurs voeux.

(…)

A cet effort généra déployé par des linguistes et des littérateurs pour inventer et fixer des langues nationales s’ajoutent ceux des nombreux faiseurs d’histoires nationales. Partout en Europe, des philosophes (Herder, Fichte), des écrivains (Goethe, Walter Scott), des poètes (Mickiewicz) et aussi quelques historiens professionnels (Michelet, Carlyle, Pirenne, Palacky, Treitschke) travaillent à la résurrection, voire l’invention, d’un passé qualifié de « national ». Leurs œuvres se caractérisent par l’exaltation d’une mémoire nationalisée, d’ancêtres et de héros mythiques et/ou mythifiés, et d’événements clés édifiants, jalonnant une histoire affirmée sans discontinuité ni rupture. ".

Et c’est cette rupture que le F.L.B. prétend incarner. Le pouvoir national, qui n’est rien moins, nous venons de la voir qu’une construction, ne pourra plus résister bien longtemps aux coups de boutoir que l’intelligentsia berrichonne va lui asséner, jours après jours.     

 

09.08.2006

Quand qu'c'est dans l'vent' c'est ben tout mélangé

Le Chanciaux : crêpe fondante aux pommes caramélisées

 

Ce dessert typique de ma région est bien pratique lorsque des amis passent à l'imprévu pour boire le thé. Un peu de farine, de lait, des oeufs et des pommes suffisent à réaliser cette délicieuse crêpe. J'utilise également de la liqueur de poire Monin et du miel de Sologne. Dans les fermes berrichonnes, le chanciaux était un plat économique que les ouvriers journaliers mangeaient en général le matin, après la soupe. Avec le temps, le chanciaux est devenu un "quatre heures" idéal.

 

 

 

Ingrédients pour 4 personnes (15 minutes de préparation)


60 g de farine - 125 ml de lait - 1 oeuf - 1 pincée de sel - 1 trait de liqueur de poire Monin ou de Calvados à défaut - 20 g de beurre - 2 pommes moyennes (de préférence Reine des Reinettes, pour sa saveur et sa tenue) - 2 cuillères à soupe de miel de Sologne.


Temps de préparation : 20 minutes


Niveau : facile, si ce n'est le "retournage" de la crêpe !


Coût : pas cher

 

1- Mélanger la farine, le lait, l'oeuf et le sel. 2- Couper les pommes en lamelles et faites les dorer dans une poêle avec le beurre. Lorsqu'elles sont dorées, versez un trait de liqueur de poire et faîtes flamber. 3- Ajouter la pâte à crêpe et faites cuire pendant 7 minutes environ à feu doux. De la pâte encore liquide reste encore visible, c'est normal. Mettez une assiette sur la poêle et retournez-la. Faites glisser le côté non-cuit de la crêpe sur la poêle et laissez cuire environ 3 minutes. 4- Disposez le chanciaux sur un plat à tarte et nappez de miel. La tradition recommande de mettre plutôt du sucre, le miel étant une denrée trop chère à l'époque. Mais personnellement je préfère le goût du miel des bruyères de Sologne que le sucre blanc ! Coupez le chanciaux comme une tarte et servez avec du thé.

07.08.2006

Pour un berry libre et indépendant

Berrichonnes, Berrichons,

Il est plus que temps que se lève enfin un vent de révolte dans les chaumières. La constitution française ayant était modifiée, le territoire n'est plus "un et indivisible". Suivons l'exemple de nos frères de lutte occitans, catalans, bretons, savoyards, avant que nous ne disparaissions comme disparurent les hommes de néandertal.

L’oppression française sur le Berry n’a pas encore achevé son redoutable travail d’a-culturation. Plus encore que les autres territoires, le Berry est celui qui eut le plus à subir le joug national. Soucieux de mater la révolte qui grondait, les rois de France ne s’installèrent-t-ils pas en Berry ? La stratégie de l’affirmation du pouvoir central par la présence directe du souverain est évidente. Le pouvoir royal est alors fragile. Souvent plus faible que nombre de ses vassaux le roi ne peut encore imposer son autorité à distance. A mesure qu’il étend son influence il lui faut déplacer son administration en territoire conquis.

Or le Berry résistera longtemps à la domination d’un monarque étranger, le forçant à y maintenir une présence physique pendant de nombreux siècles. Peu à peu, les Berrichons et les Berrichonnes ont compris qu’une résistance ouverte à l’envahisseur ne leur était pas favorable. Stratégiquement, ils optèrent pour une lutte de l’ombre au milieu des forêts. Dresseurs de loups et sorciers firent perdurer les traditions ancestrales et, accompagnés de quelques ménestrels, ils usèrent de stratagèmes afin de contourner les interdits et la censure. La bourrée devint ainsi un moyen festif et discret de rentrer en contact avec d’autres peuples maintenant attaqués. Les troubadours occitans se firent les messagers de la résistance dans le sud.

Depuis cette lointaine époque Berry et Occitanie sont unis et solidaires.

Pour que survivent les particularismes !

Pour que survivent les frontières et les drapeaux !

Vive les mouvements indépendantistes !

Vive le Berry !

Vive le Berry libre !    

 

 

Toutes les notes