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14.06.2007

annonciation

Mais qui était donc cet inconnu

Qui, par une nuit claire d’avril,

L’avait, dans son lit, surprise nue,

Alors que de ses doigts agiles,

Elle s’apprêtait à défaillir.

 Il était comme un arc tendu,

Et avait un drôle de sourire.

Il lança d’un ton bourru

« Je m’en vais les seins te téter »,

Il suça longtemps mais en vain ;

 « C’est inutile de t’entêter ! »

« Mange-les plutôt, ça j’aime bien ! »

 « Oh oui ! oui ! vas-y Gaby mords- les ! »

 Elle offrit ses tétons rougis

 De douceur et douleurs mêlées,

D’où souvent, le plaisir surgit.

Alerté par tous ces cris d’émoi,

Son mari qui était en bas,

Sans doute en train de couper du bois,

Monta pour voir ce qui n’allait pas.

Zeph était célèbre pour sa ire ;

Gaby, par crainte de la triquée,

S’envola porté par Zéphyr,

Laissant son amante « paniquée ».

En ce qui concerne la suite,

Elle aurait dû rester secrète,

Mais il dut y avoir des fuites

Car certaines personnes croient savoir

Que la pauvre fille, fort « marie »

 Et même profondément blessée

De se voir ainsi « délaissée »,

Dans les bras de son vieux mari,

 Décida de ne plus jamais

Goûter aux plaisirs de la chair

Et ajouta que, désormais,

Elle ne ferait plus rien pour plaire. I

gnorante des choses de la vie,

Elle prétendit devenir vierge,

 Et vouloir remplacer le vit

Par ces bougies qu’on nomme cierge.

Hélas ! Sitôt dit, sitôt fait…

Même les menaces de son mari

N’eurent sur elle plus aucun effet :

Tout son désir était tari.

Les jours passèrent puis les semaines…

C’est tout juste si l’on remarqua

Pointer une petite bedaine

Sous l’épaisse toile de sa burka.

Zeph, de nature soupçonneuse,

Fut le premier à s’inquiéter,

De cette prise de poids douteuse.

Mais il était de grande piété

Et disons-le, n’entendait rien

 A cette chose mystérieuse,

Qu’était la naissance des gamins.

 Et à voir sa femme si heureuse,

Il crut en sa sincérité,

Quand elle expliqua son état

 Par un effet de sainteté :

« Mais ne t’inquiète pas gros bêta !

Car c’est bien Dieu qui t’a donné

Ce présent que je porte en moi

 Et, quand son heure aura sonné,

Je te le dis : « il sera roi ». »

Voilà comment naissent les histoires.

Pour les enfants, c’est différent

Si on vous dis ça, faut pas le croire.

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