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24.06.2007

roman feuilleton 1/?

Et voici le début du roman feuilleton que nous vous proposons de poursuivre: 

 

 

Cela faisait maintenant  près de vingt ans que Lucien était installé à Bourges. Il avait hérité de l’hôtel d’un oncle inconnu qui avait eu l’idée de ne pas avoir d’enfant et de mourir au bon moment. L’enseigne n’avait pas changé : ‘’ Maison Bouchard ’’. Elle portait le nom de son fondateur : Pierre Bouchard,  frère unique de la mère de Lucien qui fut contraint de quitter sa région, après la Seconde Guerre mondiale, pour d’obscures raisons dont, lui, Lucien se fichait complètement. Au début, l’affaire était prospère ; l’hôtel  était une vieille bâtisse, dans le style traditionnel des maisons berrichonnes : ventrues, deux étages, avec chiens assis et petit jardin sur l’arrière, dans lequel les habitants viennent prendre le frais, les soirs de canicule. Car, contrairement aux idées reçues, l’été, il arrive qu’il fasse chaud dans le Berry. L’établissement jouissait d’une bonne réputation car il offrait à sa clientèle aisée, en majorité parisienne, un bon compromis entre l’authenticité de la France profonde et le monde moderne. Mais les crises successives et le ralentissement économique contraignirent Lucien à se séparer progressivement d’une partie du personnel. Cependant la ‘’maison Bouchard ‘’ gardait un certain cachet, et, sans parler de fortune, les clients étaient en nombre suffisant pour garantir largement  le quotidien.

 

Lucien avait ‘’ fait son trou’’ dans ce pays et, avec le temps, avait même fini par trouver du charme à cette ville aux petites ruelles entrelacées, souvent noyées dans le brouillard. Au début, il avait dû tricher un peu sur ses origines en se faisant passer pour un berrichon. Maintenant tout le monde l’appelait Lucien, et il ne comptait que des amis autour de lui. Il était devenu un vrai Berruyer et se plaisait à  répéter avec  un tantinet de malice et de fierté régionale: ‘’ chez nous, 99 moutons plus un berrichon, ça fait 100 bêêêtes ! ’’

 

            Mais au fond de lui, il demeurait un ‘’migrateur’’, car il savait fort bien qu’un jour, il retournerai au nid. En attendant, il observait ceux de ses congénères qui venaient replier leurs ailes et picorer sur ‘’ ses terres’’, avant de s’envoler vers d’autres cieux, en d’autre lieux …

 

Et il aimait ça….

 

 

 

A VOS PLUMES!

annonce du roman feuilleton de l'été

Balzac, Dumas, Sue, Zola…. ont tous réalisé des romans feuilletons. 

Nous, au Front de Libération du Berry, nous vous proposons de marcher sur les traces de ces glorieux ancêtres.

 

Un roman feuilleton, qui aura l’originalité d’être de différents auteurs, débute bientôt dans nos colonnes.

 

Le principe est simple :

Vous nous faites parvenir à l’adresse suivante :

 frontdeliberationduberry@yahoo.fr

Votre proposition de texte. Votre épreuve ne devra pas excéder une page word en times new roman (taille 12).

 

La meilleure suite sera alors publiée sur ce blog.

15.06.2007

URGENT ELECTIONS

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Lors de notre réunion plénière, dont nous vous avons proposé un extrait il y a quelques jours, nous avons longtemps débattu de l'attitude à tenir lors des élections législatives françaises. Nous avons été particulièrement déçu par les résultats des présidentielles et par le mépris affiché des ténors politiques pour la cause berrichonne. Si vous aussi vous ne vous sentez pas concerné par cette parodie de démocratie ; si vous ne savez pas vraiment pour qui voter ; si vous aviez prévu d’aller aller à la pêche ou bien de faire per’nière (faire la sieste en berrichon). Nous vous exhortons à lancer un message fort aux pouvoirs publics oppresseurs. Que partout en France souffle un vent de révolte berrichonne ! Que les bureaux de vote enregistrent des bulletins aux couleurs du Berry libre et indépendant. Que le particularisme régional fasse trembler l’universalisme pacifiste, mièvre et décadent. Votez nul, votez Front de Libération du Berry. Pour cela, rien de plus simple : vous pouvez prendre un simple bout de papier sur lequel vous griffonnez F.L.Berry, ou bien alors, vous imprimez notre sigle en y adjoignant éventuellement un de nos articles. Pensez à la tête des assesseurs le soir du dépouillement ! Nous comptons sur votre ferveur partisane pour faire passer le message autour de vous et pour convaincre de les indécis à voter nul !

14.06.2007

annonciation

Mais qui était donc cet inconnu

Qui, par une nuit claire d’avril,

L’avait, dans son lit, surprise nue,

Alors que de ses doigts agiles,

Elle s’apprêtait à défaillir.

 Il était comme un arc tendu,

Et avait un drôle de sourire.

Il lança d’un ton bourru

« Je m’en vais les seins te téter »,

Il suça longtemps mais en vain ;

 « C’est inutile de t’entêter ! »

« Mange-les plutôt, ça j’aime bien ! »

 « Oh oui ! oui ! vas-y Gaby mords- les ! »

 Elle offrit ses tétons rougis

 De douceur et douleurs mêlées,

D’où souvent, le plaisir surgit.

Alerté par tous ces cris d’émoi,

Son mari qui était en bas,

Sans doute en train de couper du bois,

Monta pour voir ce qui n’allait pas.

Zeph était célèbre pour sa ire ;

Gaby, par crainte de la triquée,

S’envola porté par Zéphyr,

Laissant son amante « paniquée ».

En ce qui concerne la suite,

Elle aurait dû rester secrète,

Mais il dut y avoir des fuites

Car certaines personnes croient savoir

Que la pauvre fille, fort « marie »

 Et même profondément blessée

De se voir ainsi « délaissée »,

Dans les bras de son vieux mari,

 Décida de ne plus jamais

Goûter aux plaisirs de la chair

Et ajouta que, désormais,

Elle ne ferait plus rien pour plaire. I

gnorante des choses de la vie,

Elle prétendit devenir vierge,

 Et vouloir remplacer le vit

Par ces bougies qu’on nomme cierge.

Hélas ! Sitôt dit, sitôt fait…

Même les menaces de son mari

N’eurent sur elle plus aucun effet :

Tout son désir était tari.

Les jours passèrent puis les semaines…

C’est tout juste si l’on remarqua

Pointer une petite bedaine

Sous l’épaisse toile de sa burka.

Zeph, de nature soupçonneuse,

Fut le premier à s’inquiéter,

De cette prise de poids douteuse.

Mais il était de grande piété

Et disons-le, n’entendait rien

 A cette chose mystérieuse,

Qu’était la naissance des gamins.

 Et à voir sa femme si heureuse,

Il crut en sa sincérité,

Quand elle expliqua son état

 Par un effet de sainteté :

« Mais ne t’inquiète pas gros bêta !

Car c’est bien Dieu qui t’a donné

Ce présent que je porte en moi

 Et, quand son heure aura sonné,

Je te le dis : « il sera roi ». »

Voilà comment naissent les histoires.

Pour les enfants, c’est différent

Si on vous dis ça, faut pas le croire.

13.06.2007

discours

Très chers Berrichonnes et Berrichons,

lors de notre réunion annuelle, un membre éminent de notre organisation a prononcé un discours emprunt d’émotion et de lyrisme qui a fait vibrer la foule des participants. Nous vous en proposons ici un extrait.

 

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Votez F.L. BERRY

VOTEZ NUL! VOTEZ F.L.BERRY:   Voici ce que certains de nos concitoyens ont découverts le soir du premier tour des élections législatives au fond d'une urne.

Nous vous proposons de rendre ce geste citoyen rigolo et de glisser, en lieu et place d'un officiel bulletin, un message de soutien au Front de Liberatin du Berry.

 

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Il ne s'agit là que d'un exemple, vous pouvez laisser libre cours à vos imagination.
Mais surtout, il serait vraiment intéressant que vous fassiez passer l'information auprès de vos amis afin que le mouvement se généralise.

03.06.2007

regionalisme

 Quel con ce Brassens!

C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance
Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si on y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Heureusement, le gouvernement en place, suivi par les socialstes vont enfin passer en force un traité constitutionnel européen qui va faire la part belle aux régionalistes comme nous ou nos amis polonais.

Vive les régions, Vive l'europe régionale,

Vive le Front de Liberation du Berry!


regionalisme

Montesquieu était un sombre idiot!

 

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Si  je savais quelque chose qui me fût utile et qui fût préjudiciable à ma famille, je la rejetterais de mon esprit. Si  je savais quelque chose d'utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l'oublier. Si  je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l'Europe, ou bien qui fut utile à l'Europe et préjudiciable au genre humain, je la regarderais comme un crime.

Nous, les régionalistes n'entendons rien à cette dialectique humaniste et universaliste!

Vive les régions, Vive une europe régionale!

Vive le Berry libre!

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