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04.07.2007
roman feuilleton 3/?
C'est génial!
Nous recevons de nombreuses propositions de texte pour LE roman feuilleton de l'été. Surtout, surtout, ne vous découragez pas si votre texte n'ai pas encore publié! Nous en avons déjà retenu certains qui pourraient être utilisés plus tard dans ce récit.
A vos plumes donc!
......
Lucien leur avait préparé son super petit déjeuner, et on peut même dire, que pour l’occasion, il s’était surpassé : chanciaux à la crème de marrons et assiettes débordant de fruits et de charcuterie, jus d’orange pressées, toasts, eau plate et gazeuse, café, pain-beurre et thé à volonté. Ils déboulèrent, dans un fracas de portes, d’éclats de voix, comme seuls les Parisiens savent le faire. Ils prirent la table d’assaut, et tout de suite Lucien vit que dans cette famille, les mâles n’étaient pas du genre communicatif. Le petit boudait à un coin de la table ; le père, enroulé sur sa chaise, le visage et les cheveux encore trempés, lisait l’Equipe en dispersant ses petites miettes de tabac, laissant refroidir son grand café noir qui fumait près d’un verre de Perrier et d’un livre de Lévi-Strauss : Une analyse structurale des chats de Baudelaire, mis là, pour ne laisser aucune ambiguïté sur sa qualité, et dissuader ainsi quiconque aurait l’idée d’engager une conversation sur le dernier match du PSG. Lucien s’approcha pour les saluer et demanda :
-‘’Eh, ben ! On est maôssade c’matin.. ( maussade)
Croyant que Lucien ne parlait que de son petit garçon, elle répondit à sa place comme le font certaines mères un peu possessives :
-‘’ Ze boude, car ze ne voulais pas me laver ce matin !’’
Lucien jeta un coup d’œil vers le père. Elle ne saura jamais pourquoi il avait éclaté de rire. Il fit le singe, ce qui eut, au moins, pour effet immédiat de dérider le petit. Reconnaissante, la mère sourit. D’une main vive et légère, elle picorait dans un plat, alors que déjà du regard elle piochait dans un autre. C’était un bonheur de la regarder.
Lucien se retira discrètement, les laissant profiter tranquillement de leurs agapes et entamer une interminable négociation sur le programme de la journée, indifférents au monde qui les entourait.
Des clients partaient, d’autres arrivaient. Une voiture s’arrêta juste en face de l’entrée. Un homme d’un certain âge en descendit. C’était monsieur X. On l’appelait ainsi parce qu’il n’avait jamais donné son nom, et qu’il se disait polytechnicien. Il parlait peu et quand il venait, passait le plus clair de son temps, assis dans le salon à noircir d’immenses cahiers d’écoliers. Il payait bien, toujours en liquide, puis disparaissait jusqu’à sa prochaine visite.
Après un quart d’heure de palabres, les Parisiens se levèrent enfin : Ils avaient décider de partir à l’aventure et à pieds.
.....
Au risque de nous répéter, nous vous rappelons qu'une suite est attendue à ce texte. Pour mettre votre pierre à ce grand édifice informatico-littéraire, il convient que vous nous fassiez parvenir à frontdeliberationduberry@yahoo.fr votre épreuve.
A bientôt.
Vive le "front de liberation du berry".
11:12 Publié dans roman feuilleton | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, humour, nouvelles et textes brefs, Indre, roman, chateauroux



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