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07.07.2007

Roman feuilleton 4/?

Et voici venir la suite de : « LE roman-feuilleton ». Pour les nouveaux venus, toujours les bienvenus (…non, vous ne lisez pas la retranscription du jeu des mille euros…) nous rappelons qu’un roman feuilleton , donc, est publié dans ces pages. Il a la particularité d’être rédigé à chaque fois par un auteur différent. Il ne tient qu’à vous de nous faire parvenir par mail votre prose afin qu’elle soit publiée.

 

Sans plus attendre, nous livrons à votre féroce appétit de lecture, la suite tant attendue.    

 

……

 

 

En consultant les guides, ils avaient été frappés par la richesse culturelle de cette ville, mais ils ne s’attendaient pas, en arrivant dans le centre, à un tel émerveillement devant  les enfilades de maisons à pans de bois et à colombages, sculptés dans le style gothique et d’hôtels particuliers, tel que l’hôtel Lallemant, ou encore l’hôtel des Echevins. Après la l’incontournable visite de la cathédrale St Etienne, ils traversèrent rapidement le Jardin Cardinal Joseph Lefébvre, pour finalement échouer dans le jardin de l’Archevêché. Ils avaient longtemps marché pour arriver jusqu’ici, ça sentait bon l’herbe fraîchement coupée. Ils s’allongèrent un moment dans cette verdure pour souffler un peu ; Les enfants jouaient autour d’un petit bassin, et s’éclaboussaient en riant. Régulièrement leur père allait s’asperger le visage et revenait s’étendre près de sa femme pour se laisser sécher au soleil.

 

Puis, de là, ils rayonnèrent dans les rues voisines, cherchant la maison de Célestin-Anatole Calmels, ou de Bernard Delagrange, ou d’Alain Fournier.

 

Au début du boulevard Gambetta Ils passèrent devant l’immeuble du Front de Libération du Berry, non loin de la maison natale de Vladimir Jankélévitch. Ils furent ébahis d’apprendre que même Berthe Morisot avait vécue à Bourges.

 

Ils s’égarèrent souvent dans les ruelles autour de la rue Bourbonnoux et de la rue Mirebeau, mais finissaient toujours par retomber sur la place Gordaine. Où, là, dans un petit bistrot, ils redécouvraient le bonheur de la bière glacée, et les plaisirs des glaces berrichonnes, des menthes à l’eau  ou autres grenadines.

 

Un peu plus tard, alors qu’ils se promenaient dans les jardins des prés Fichaux, ils furent accostés par un jeune homme plutôt étonnant ; En costume-cravate, grand, sec et tout dégingandé, le front haut et largement dégarni, il marchait en lisant un gros dictionnaire. En quelques mètres, il eut le temps de leur parler du premier roman qu’il était en train d’écrire : Une sorte d’épopée lyrique relatant la vie d’un jeune poète berrichon. Il ne s’était adressé à eux, qu’en vers et disparut aussi vite qu’il était apparu : En déclamant à haute voix…

 

« Allons ! Puisqu’il le faut, continuons notre chemin,

 

   De rudes combats jalonnent encore notre destin

 

   Pour blanchir notre front, il faudra rougir nos mains.»

 

 

….

 

 

Pour les plus attardés de nos lecteurs nous rappelons l’adresse mail où il convient d’écrire :

 

frontdeliberationduberry@yahoo.fr

 

 

A VOS PLUMES !!

 

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