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16.07.2007

roman feuilleton 5/?

Elle est là, elle arrive enfin cette suite fabuleuse que nous a offert un(e) internaute.

 

Encore une fois, voici le principe : roman feuilleton ; plusieurs auteurs ; envoyer texte à frontdeliberationduberry@yahoo.fr

 

 

P. S. : pour les néophytes, sachez que vous pouvez avoir accès à toutes les pages du roman feuilleton, en passant par la colonne située à gauche et en cliquant sur la catégorie souhaitée.

 

 

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Dans la même rue, le même soir, un autre jeune homme les suivit jusque  chez      «  le petit arabe du coin » (épicerie de quartier ouverte tard le soir et tenue par un vrai Arabe et sa famille.). Il leur  confia son ambition de publier à Paris et leur demanda si son nom, Olivier Prudhomme, leur paraissait être un nom destiné à séduire le public de la capitale ou s’il devait plutôt choisir un nom de plume. Cette conversation était menée devant un tiroir–caisse car ils étaient en train d’acheter les bouteilles de vin destinées à accompagner leur repas dans un petit resto populaire qu’ils avaient dégotté dans le quartier, et qui ne servait pas d’alcool ; ceux qui le désiraient, pouvaient donc venir avec des bouteilles. L’homme se tourna vers sa femme :

 

-‘’ C’est la deuxième fois qu’on nous aborde pour nous parler de publication et pour nous demander notre avis. Tu crois que ça se voit que je suis écrivain ? ‘’

 

 

Elle ne lui répondit pas, préférant faire celle qui n’avait pas entendu. Ils jetèrent le papier qui leur servait d’emballage, et se dirigèrent, très dignes et très classe, chacun, une bouteille sous le bras, vers la sorte d’auberge qui jouxtait l’échoppe de « du petit arabe ». En entrant, ils furent pris en charge par la patronne, en tablier à carreaux, tout à fait assorti aux toiles cirées qui recouvraient les tables paysannes, garantissant parfaitement l’authenticité culturelle des lieux. Très rapidement, ils sympathisèrent. Là encore, ils parlèrent de littérature et de livres. Ils lui expliquèrent que le nom de leur fils, Côme, avait été choisi parce qu’ils avaient été séduits par le héros d’un roman de Calvino : le Baron perché… Côme du Rondeau, qui, pour échapper aux escargots mitonnés par sa sœur, était parti bouder dans un arbre et y avait passé sa vie !

 

En éclatant de rire, la patronne leur avait répondu qu’ici, on ne parlait pas d’escargot, mais de « Luma » et que demain c’était justement la fête du luma : orgie garantie !. Elle leur apprit, qu’elle et son frère avaient aussi pour sobriquets, les prénoms de héros littéraires : Bignette et Roudoudou , titre d’une histoire pour enfants écrite par son grand-père !

 

On leur servit le meilleur pâté aux pommes de terre de la région : délicieux, mais très salissant : L’homme avait eu du mal à apprécier la finesse et la souplesse de la pâte, car, à au moins deux reprises, il dû manger directement sur ses genoux. L’auberge était très fréquentée ; il se rapprocha de la table, autant pour éviter que cela recommence que pour cacher son infortune. Néanmoins, il ne put empêcher quelques filets de crème fraîche de dégouliner sur sa chemise tahitienne : C’est donc déguisé en pâté aux patates, qu’un peu plus tard, il quitta la taverne, en se cachant tant bien que mal, derrière sa femme.

 

Il était tard, la nuit glissait avec ses lumières et ses groupes de noceurs. Repus, mais un peu ivres, ils rentrèrent à pieds, sans tenir compte des protestations et des jérémiades  des enfants.

 

 

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A VOS PLUMES !!!

 

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