13.06.2007

discours

Très chers Berrichonnes et Berrichons,

lors de notre réunion annuelle, un membre éminent de notre organisation a prononcé un discours emprunt d’émotion et de lyrisme qui a fait vibrer la foule des participants. Nous vous en proposons ici un extrait.

 

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03.06.2007

regionalisme

 Quel con ce Brassens!

C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance
Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si on y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Heureusement, le gouvernement en place, suivi par les socialstes vont enfin passer en force un traité constitutionnel européen qui va faire la part belle aux régionalistes comme nous ou nos amis polonais.

Vive les régions, Vive l'europe régionale,

Vive le Front de Liberation du Berry!


regionalisme

Montesquieu était un sombre idiot!

 

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Si  je savais quelque chose qui me fût utile et qui fût préjudiciable à ma famille, je la rejetterais de mon esprit. Si  je savais quelque chose d'utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l'oublier. Si  je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l'Europe, ou bien qui fut utile à l'Europe et préjudiciable au genre humain, je la regarderais comme un crime.

Nous, les régionalistes n'entendons rien à cette dialectique humaniste et universaliste!

Vive les régions, Vive une europe régionale!

Vive le Berry libre!

13.04.2007

le Berry: pays de sorciers et de dresseurs de loups.

Voici, chers compagnons de route de la cause berrichonne un texte véritable, intitulé : la chanson du meneu’ de loup, ainsi que des extraits d’une production de George Sand sur ce sujet :

 « Cent agneaux vous aurez Courant dedans la brande; Belle, avec moi venez, Cent agneaux vous aurez.                                                                     

 

--Les agneaux qu'ous avez Ont la gueule trop grande; Sans moi vous garderez Les agneaux qu'ous avez.»

 

 

 

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Les historiens du Berry désignent cette région comme le pays privilégié des meneux de loups et jeteux de sorts. La croyance aux meneux de loups est répandue dans toute la France. C'est le dernier vestige de la légende si longtemps accréditée des lycanthropes. En Berry, où déjà les contes que l'on fait à nos petits enfants ne sont plus aussi merveilleux ni aussi terribles que ceux que nous faisaient nos grand'mères, je ne me souviens pas que l'on m'ait jamais parlé des hommes-loups de l'antiquité et du moyen-âge. Cependant on s'y sert encore du mot de garou qui signifie bien, à lui tout seul, homme-loup; mais on en a perdu le vrai sens. Le loup-garou est un loup ensorcelé, et les meneux de loups ne sont plus les capitaines de ces bandes de sorciers qui se changeaient en loups pour dévorer les enfants; ce sont des hommes savants et mystérieux, de vieux bûcherons ou de malins gardes-chasse, qui possèdent le secret pour charmer, soumettre, apprivoiser et conduire les loups véritables. Je connais plusieurs personnes qui ont rencontré, aux premières clartés de la lune, au carroi de la Croix-Blanche, le père Soupison, surnommé Démonnet, s'en allant tout seul, à grands pas, et suivi de plus de trente loups. Une nuit, dans la forêt de Châteauroux, deux hommes, qui me l'ont raconté, virent passer sous bois, une grande bande de loups. Ils en furent très effrayés et montèrent sur un arbre, d'où ils virent ces animaux s'arrêter à la porte de la hutte d'un bûcheron. Ils l'entourèrent en poussant des hurlements effroyables. Le bûcheron sortit, leur parla dans une langue inconnue, se promena au milieu d'eux, après quoi ils se dispersèrent sans lui faire aucun mal. Ceci est une histoire de paysan. Mais deux personnes riches, ayant reçu de l'éducation, gens de beaucoup de sens et d'habileté dans les affaires, vivant dans le voisinage d'une forêt où elles chassaient fort souvent, m'ont juré, sur l'honneur, avoir vu, étant ensemble, un vieux garde-forestier, de leur connaissance, s'arrêter à un carrefour écarté et faire des gestes bizarres. Ces deux personnes se cachèrent pour l'observer et virent treize loups, dont un énorme alla droit au charmeur et lui fit des caresses; celui-ci siffla les autres, comme on siffle des chiens, et s'enfonça avec eux dans l'épaisseur du bois. Les deux témoins de cette scène étrange n'osèrent l'y suivre et se retirèrent aussi surpris qu'effrayés. Ceci me fut raconté si sérieusement que je déclare n'avoir pas d'opinion sur le fait.

                                                                                                                                                    George Sand

 

 

Vive le Berry libre et indépendant !

05.09.2006

y'a pas que mistral

Maurice Rollinat est un auteur berrichon qui n'a rien à envier à Frederic Mistral.

 

medium_rollinat.jpgLa vache blanche

Le petit berger, haut comme un manche de hache,
S'obstine à taquiner la bonne mère vache
Qui supporte l'enfant, comme sans s'en douter,
Et machinalement continue à brouter,

Il joue avec sa corne, à son fanon s'attache,
Ebouriffe ses crins, les tire, les arrache,
Se cramponne à sa queue et se fait traînoter ...
Elle ne songe pas à s'impatienter.

Quand le marmot à soif du breuvage qui mousse,
Sous le bedon frôlé par sa tignasse rousse,
De sa main frêle il prend le tétin violet,

Le pressant vers sa bouche avide qui s'y penche,
Et maternellement, pour mieux donner son lait,
Rumine sans bouger la bonne vache blanche.

 

En Berry aussi la culture ne se limite pas à celle des champs ou des chants (pour les amateurs, une fête est organisée à Augy/aubois, à 30 km de Saint-Amond Montrond, sur la route de Sancoins au début de ce mois. http://www.cg18.fr/cg18/commune/augysuraubois/)

24.08.2006

liberez nos camardes

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C'est un scandale!

Un des membres fondateurs du mouvement vient d'être mis en prison dans une geôle fasciste française !

C’est courageusement que notre section action-pure lui a fourni des vivres ! Nous espérons tous qu’il ne mettra pas fin à ses jours comme le firent les Parfaits de Minerve, en Occitanie. Un guide expliquait l'autre jour à un touriste, un conquistador, comment le Sud avait été envahi par les hordes barbares des seigneurs du Nord, véritables brutes épaisses, dogmatiques et religieuses à l’extrême. Le tableau, historiquement parfait qu’il dépeignait, faisait bien ressortir le contraste violent qu’il y avait entre les catholiques fanatiques, aveuglés par leur foi imbécile et les « Cathares » qui se suicidèrent collectivement et pieusement. Cette journée fabuleuse passée au côté d’un homme visiblement heureux d’être née quelque part nous avait à tous redonné du cœur au ventre. Même si un jeune étudiant en histoire, probablement de gauche, avait avancé l’argument que le « Catharisme » en tant que tel n’avait jamais existé…qu’il s’agissait d’une invention du 19e siècle….Nous lui avons conseillé de suivre l’exemple des habitants de cette commune ! Toujours est-il que nous tremblons maintenant pour celui d’entre nous qui pourrait vouloir finir en confettis, martyre de la cause berrichonne, au même titre que nos regrettés amis corses, morts dans l’explosion de leur bombe. Vive les régionalismes, Vive le Berry libre Adhérez Au  Front de Libération du Berry

 

17.08.2006

regionalisme et fascisme

Lors de son dernier papier, la section action politique et psychologique du F.L.BERRY avait avancé l'idée qu'il fallait que soient mis en place des espaces publics réservés aux beurdins. Cette affirmation de la différence s'appuyait sur l'exemple des femmes de M.L.F., des homosexuels, et de toutes ces minorités qui, un jour, ont eu le courage d'afficher leur particularisme (juifs, tutsi, nègres états-uniens, gitans, bourgeois sous Staline etc etc). Nous en profitons pour faire remarquer qu'en Berry, il existe aussi des femmes ainsi que des homosexuels. C'est pourquoi nous étendons notre revendication à ces deux dernières catégories pour lesquelles nous exigeons la livraison de vélos...pour moitié sans selle.

 

Alors, nous entendons dire, ça et là, que les régionalismes sont des fascismes sans envergure; que nous symbolisons le rejet de l'autre en tant qu'il est étranger; que nous sommes le danger de demain. 

 

medium_burka.4.jpgAu F.L.BERRY, rien de tout cela! Notre service presse et propagande ne fait aucune distinction entre ses membres. Ainsi, avons-nous accepté l'adhésion d'une femme à barbe dans nos rangs. Or, comme nous ne tenons pas à être taxé de monstres offrant à la vue du peuple la souffrance d'un individu et que nous sommes les premiers défenseurs des libertés individuelles et universelles, nous lui avons demandé de bien vouloir cacher son visage quand elle distribue notre journal! 

 

                                                                                                                                    

13.08.2006

Le F.L.BERRY: qu'es aquo?

Le Front de Libération du Berry est une organisation en partie secrète qui a pour but de faire valoir la culture berrichonne, de défendre ses intérêts, son économie et, last but not least, sa langue.

Nous pouvons en effet parler de langue berrichonne ! Loin d'être une langue morte ou un vulgaire dialecte, le berrichon est classé parmi les langues Romanes. Il est le résultat de l'évolution du latin parlé après la chute de l'empire romain, comme le français, l'espagnol, l'italien, le portugais, le catalan, le sarde, le roumain et le romanche (Suisse). Cette évolution a été influencée par les langues parlées avant l'arrivée des romains : le gaulois (langue celtique) dans le nord du Berry, l'aquitain (la langue des ancêtres des basques) dans le sud-ouest et le ligure dans le sud-est. Ceci signifie que le berrichon est une langue intermédiaire entre les langues romanes du sud comme l'italien ou le castillan (ces dernières étant assez conservatrices), et le français, qui a subi de profondes transformations après les invasions germaniques du IVème au VIème siècle. Ajoutons que le berrichon est très proche du belge. En fait, de nombreux linguistes les considèrent comme deux dialectes d'une même langue berrichonno-belge.

Le berrichon a failli tomber dans l'oubli. Le Français s'imposa dans bon nombre de régions et il fut même interdit aux enfants de parler leur langue maternelle et de ce fait avec la disparition des " anciens " le savoir se perdait. Nous étions au 19ème siècle, plein essor de la République Française. Puis une vague romantique emporta les milieux intellectuels de Paris et il fut de mode de savoir parler les langues anciennes tel le berrichon. Des grands de l'époque, telle Emma Calvé, cantatrice à l'Opéra de Paris, né à Decazeville, était un des fers de lance de ce régionalisme montant. Ces mêmes intellectuels découvraient l'histoire berrichonne ainsi que la sorcellerie.

Le berrichon n'est pas du ``français déformé''. L'école a souvent prétendu contre toute rigueur scientifique que le berrichon n'était qu'un patois, un ``français déformé''. Ceci est faux. Le berrichon et le français sont deux langues qui ont évolué independament du latin.

Prenons en exemple l'Occitanie où de nombreux collectivités, villes, départements, éditent des brochures bilingues français - occitan, placent des panneaux de signalisation en occitan, ... C'est le cas en Aude où les entrées de communes sont signalées dans les 2 langues, ou à Toulouse où les plaques des rues sont également bilingues.

En France, l'occitan est considéré comme "langue régionale". Avec ce statut, il peut (mais ne doit pas) être enseigné dans les établissements scolaires. Mais il faut savoir que l'administration est souvent hostile, et que les lois sont en plus ambiguës et contradictoires - notamment l'article 2 de la constitution modifié en 1992 pour y ajouter que seul le français est la langue de la République française. En dehors des cours optionnels de l'éducation nationale, tout le reste en France est développé sur des bases associatives ou privées (plus rarement) et c'est pas bien du tout!!

Le Front de Libération du Berry recrute: 

rejoignez-nous!!!! 

Comment créer un environnement culturel et idéologique belligène

Monsieur Frédéric Rousseau, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paul Valéry de Montpellier nous livre, dans son dernier ouvrage:"La Grande Guerre en tant qu'expérience sociale" chez Ellipses, des pages riches d'enseignement.

 

 

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la section culture et action du FLB, décide de reproduire ici quelques extraits:

" Le sentiment national, c'est-à-dire le sentiment d'appartenance à une nation, cela se fabrique. Fruit d'une construction politique et culturelle (linguistique et littéraire notamment), le sentiment national repose sur un certain nombre d'éléments partagés, comme la langue, l'histoire, des traditions, des institutions, parfois la religion; il découle d'un long processus parfois multi séculaire comme dans le cas de la France et de l'Angleterre (...et du Berry...). Dans le reste de l'Europe c'est surtout au 18em siècle, et plus encore au cours du 19em, que des savants patriotes, linguistes, grammairiens, philologues et littérateurs jouèrent le rôle d'éveilleurs de consciences nationales en révélant, voire en créant, les langues des Etats qu'ils imaginaient et appelaient de leurs voeux.

(…)

A cet effort généra déployé par des linguistes et des littérateurs pour inventer et fixer des langues nationales s’ajoutent ceux des nombreux faiseurs d’histoires nationales. Partout en Europe, des philosophes (Herder, Fichte), des écrivains (Goethe, Walter Scott), des poètes (Mickiewicz) et aussi quelques historiens professionnels (Michelet, Carlyle, Pirenne, Palacky, Treitschke) travaillent à la résurrection, voire l’invention, d’un passé qualifié de « national ». Leurs œuvres se caractérisent par l’exaltation d’une mémoire nationalisée, d’ancêtres et de héros mythiques et/ou mythifiés, et d’événements clés édifiants, jalonnant une histoire affirmée sans discontinuité ni rupture. ".

Et c’est cette rupture que le F.L.B. prétend incarner. Le pouvoir national, qui n’est rien moins, nous venons de la voir qu’une construction, ne pourra plus résister bien longtemps aux coups de boutoir que l’intelligentsia berrichonne va lui asséner, jours après jours.     

 

07.08.2006

Pour un berry libre et indépendant

Berrichonnes, Berrichons,

Il est plus que temps que se lève enfin un vent de révolte dans les chaumières. La constitution française ayant était modifiée, le territoire n'est plus "un et indivisible". Suivons l'exemple de nos frères de lutte occitans, catalans, bretons, savoyards, avant que nous ne disparaissions comme disparurent les hommes de néandertal.

L’oppression française sur le Berry n’a pas encore achevé son redoutable travail d’a-culturation. Plus encore que les autres territoires, le Berry est celui qui eut le plus à subir le joug national. Soucieux de mater la révolte qui grondait, les rois de France ne s’installèrent-t-ils pas en Berry ? La stratégie de l’affirmation du pouvoir central par la présence directe du souverain est évidente. Le pouvoir royal est alors fragile. Souvent plus faible que nombre de ses vassaux le roi ne peut encore imposer son autorité à distance. A mesure qu’il étend son influence il lui faut déplacer son administration en territoire conquis.

Or le Berry résistera longtemps à la domination d’un monarque étranger, le forçant à y maintenir une présence physique pendant de nombreux siècles. Peu à peu, les Berrichons et les Berrichonnes ont compris qu’une résistance ouverte à l’envahisseur ne leur était pas favorable. Stratégiquement, ils optèrent pour une lutte de l’ombre au milieu des forêts. Dresseurs de loups et sorciers firent perdurer les traditions ancestrales et, accompagnés de quelques ménestrels, ils usèrent de stratagèmes afin de contourner les interdits et la censure. La bourrée devint ainsi un moyen festif et discret de rentrer en contact avec d’autres peuples maintenant attaqués. Les troubadours occitans se firent les messagers de la résistance dans le sud.

Depuis cette lointaine époque Berry et Occitanie sont unis et solidaires.

Pour que survivent les particularismes !

Pour que survivent les frontières et les drapeaux !

Vive les mouvements indépendantistes !

Vive le Berry !

Vive le Berry libre !    

 

 

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