15.06.2007

URGENT ELECTIONS

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Lors de notre réunion plénière, dont nous vous avons proposé un extrait il y a quelques jours, nous avons longtemps débattu de l'attitude à tenir lors des élections législatives françaises. Nous avons été particulièrement déçu par les résultats des présidentielles et par le mépris affiché des ténors politiques pour la cause berrichonne. Si vous aussi vous ne vous sentez pas concerné par cette parodie de démocratie ; si vous ne savez pas vraiment pour qui voter ; si vous aviez prévu d’aller aller à la pêche ou bien de faire per’nière (faire la sieste en berrichon). Nous vous exhortons à lancer un message fort aux pouvoirs publics oppresseurs. Que partout en France souffle un vent de révolte berrichonne ! Que les bureaux de vote enregistrent des bulletins aux couleurs du Berry libre et indépendant. Que le particularisme régional fasse trembler l’universalisme pacifiste, mièvre et décadent. Votez nul, votez Front de Libération du Berry. Pour cela, rien de plus simple : vous pouvez prendre un simple bout de papier sur lequel vous griffonnez F.L.Berry, ou bien alors, vous imprimez notre sigle en y adjoignant éventuellement un de nos articles. Pensez à la tête des assesseurs le soir du dépouillement ! Nous comptons sur votre ferveur partisane pour faire passer le message autour de vous et pour convaincre de les indécis à voter nul !

13.06.2007

Votez F.L. BERRY

VOTEZ NUL! VOTEZ F.L.BERRY:   Voici ce que certains de nos concitoyens ont découverts le soir du premier tour des élections législatives au fond d'une urne.

Nous vous proposons de rendre ce geste citoyen rigolo et de glisser, en lieu et place d'un officiel bulletin, un message de soutien au Front de Liberatin du Berry.

 

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Il ne s'agit là que d'un exemple, vous pouvez laisser libre cours à vos imagination.
Mais surtout, il serait vraiment intéressant que vous fassiez passer l'information auprès de vos amis afin que le mouvement se généralise.

14.04.2007

chanson électorale

c'est nouveau c'est en exclu



Rocard sonne l'hallali

Il existe, plusieurs courants de pensée au sein du parti socialiste. Pour tout dire, les relations sont même à couteaux tirés. François Hollande, ne pouvant pas rassembler derrière lui un nombre suffisant d’adhérents, eut l’idée géniale de propulser sa femme sur le devant de la scène…et la mayonnaise a pris.

 

Le parti socialiste, quoique divisé, se résigna à reconnaître la femme du premier secrétaire comme candidate à la présidentielle. Mais les dissensions restent et demeurent.

 

Les strauss-kahniens, par exemple, sont ravis d’être les oubliés de la campagne. Ils pensent déjà au meilleur moyen de reprendre la main sur le parti.

 

Quoi de mieux alors que de laisser la femme du premier secrétaire échouer. Cette stratégie n’est pas du tout abracadabrantesque. La gauche n’est jamais aussi efficace que dans l’opposition.

 

La dernière attaque nous vient d’un européen convaincu, père d’une certaine Martine Aubry, ennemie jurée de Ségolène Royal. Jugez plutôt :

 

 

 

« Il ne faut pas attendre l'après-second-tour pour créer la dynamique de l'alliance. Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy.(…) J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance. »

 

 

De plus, cela permettra, tout en conservant le contrôle des régions, de faire porter le chapeau des réformes européennes à la droite en aillant l’air de ne pas y toucher.

 

 

« L'UMP gagnera les élections législatives qui suivront. »

 

 

 

En promouvant cette alliance de dernière minute, M. Rocard fait d’une pierre deux coups :

 

Premièrement : La défaite de Mme Royal est inéluctable. Il le sait. Ce faisant, il offre au parti socialiste l’opportunité de se débarrasser du clan Hollande juste après les élections, sur l’air du : on vous avez prévenu.

 

Deuxièmement : il prévoit qu’une fois l’éviction réalisée, et juste entre les élections présidentielles et législatives, la gauche et le centre fassent alliance. La stratégie de la maîtrise des régions  trouvant ici tout son sens.

 

 

Ces deux analyses s’appliquent dans le cas où Nicolas Sarkozy serait élu ; c'est-à-dire, si François Bayrou n’accède pas au second tour. Mais, dans le cas de l’accession de M. Bayrou à l’Elysée, la manœuvre ne perd rien de son efficacité : le clan Hollande est mis au placard, des accords sont malgré tout passés, en sous-mains, par les éléphants du P.S avec l’UDF et ainsi de suite.

 

 

En substance, le message de M. Rocard est donc le suivant : amis socialistes, Mme Royal ne peut mathématiquement pas gagner. Seul Bayrou peut remporter les élections face à Sarkozy. Votons pour lui. Ainsi, nous nous garantissons les élections législatives, tout en nous tenant suffisamment à l’écart du pouvoir pour ne pas avoir à subir les retombées sociales des nécessaires réformes européenne. Et, cerise sur le gâteau, on élimine cette fraction du parti et on gagne ainsi en crédibilité en donnant l’impression qu’au fond, on donne un coup de barre à gauche ! Oui, de barre à gauche, car à moyen terme, rien ne nous empêchera de dire que, décidément, M.Bayrou est trop à droite et qu’on ne peut plus le soutenir. Il y a fort à parier d’ailleurs que cette scission aura lieu juste après qu’Angela Merkel ait proposé le nouveau traité européen.  

 

sarkozy et Le Pen au second tour, Royal en 4eme position

Vous pouvez lire ceci si vous achetez le Nouvel observateur (journal de gauche, c’est important : souvenez-vous : le paratexte, sarkozy, les gènes)

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/elysee_2007/2007...

« La Direction Centrale des Renseignements Généraux est en possession d’une enquête confidentielle sur l’état de l’opinion qui annonce l’élimination de Ségolène Royal au 1 er tour. Cette enquête, effectuée dans le cadre des missions de prise de température de l’opinion sur des thèmes non politiques, baptisée "Mercure", est effectuée sur un échantillon de 15.000 personnes sur tout le territoire français. Officiellement, les Renseignements Généraux ne font plus de sondages électoraux. Mais, ces dernières semaines, les RG régionaux ont eu pour consigne de faire remonter des informations sur le vote du premier tour.

 

 

 

Déflagration

 

 

 

Les informations, centralisées, cette semaine, par une cellule d’une dizaine de fonctionnaires, rue des Saussaies, à Paris, sont destinées à nourrir la réflexion du ministre de l’Intérieur. Ce sondage "Mercure", donnant Nicolas Sarkozy en tête, Ségolène Royal éliminée, et François Bayrou et Jean-Marie Le Pen au coude à coude, avec une "conjoncture positive" pour ce dernier, pourrait annoncer un deuxième tour entre Nicolas Sarkozy et le leader du Front National.

 

Cette information, que la place Beauvau ne peut révéler, pourrait provoquer une déflagration politique. Certains informateurs précisent que l’annonce d’une défaite possible de la candidate socialiste au premier tout pourrait réveiller les indécis et les encourager à retourner vers un vote en sa faveur dès le premier tour. "Certains candidats, Sarkozy, ou Bayrou, n’ont aucun intérêt à divulguer les résultats de ce sondage, souligne un fonctionnaire des RG. La révélation de cette info pourrait faire remonter Madame Royal…"

 

 

 

 

Et voilà : la candidate du Parti Socialiste ne passera pas le second tour, faisons peur aux Français, qu’ils rentrent dans le moule.

 

Il faut toujours se demander : à qui profite le crime ?

 

Deux analyses s’opposent et se conjuguent :

La première serait, qu’ainsi décomplexés, les indécis de gauche n’aient plus d’état d’âme à lâcher le P.S. qu’ils savent maintenant moribond. Ils n’ont pas ainsi le sentiment que c’est leur petite voix de petit électeur, seul au milieu de son isoloir qui a fait basculer le vote. La Royal est morte, vive le roi…..ouhlala, c’est l’hallali ! Cette analyse serait la plus profitable à M. Sarkozy qui est assuré de remporter la victoire contre Mme Royal. Il lui faut donc éviter par tous les moyens de voir M. Bayrou au second tour. Ce qui expliquerait qu’il s’agisse d’une information invérifiable, faite par des R.G. dont on connaît la neutralité !  

Mais voilà, la seconde veut que l’électorat de gauche, affolé par cette information, vote pour Mme Royal dès le premier tour et ce en dépit du bon sens (cf note sur les intentions de votes au second tour). Ce second calcul que font d’ailleurs les journalistes du nouvel obs est basée sur la peur…le peur de Le pen…c’est non seulement choquant, mais aussi hasardeux.

 

13.04.2007

bayrou, elections

Vous le savez sans doute, le Berry est une région (nous nous préfèrons dire un pays) d'agriculteurs. La plupart des Français ne connaissent du Berry que le panneau autoroutier: "Vous entrez en Berry" une vache et un mouton en guise d'illustration, trois collines, deux virages, un clocher et 45 minutes plus tard, vous êtes ailleurs. Et pourtant, vous venez de traverser la région centrale de la France, refuge des rois de France, des sorciers et des dresseurs de loups. Région dont l'adage est: un berrichon avec ses 99 moutons ça fait 100 bêtes.

C'est une idée récurrente chez le berrichon qu'il lui faut être au contact avec la nature. Un homme vrai est un homme qui sait le plaisir qu'il y a à plonger ses mains dans le sol pour en retirer les richesses. Une main de berrichon est une main de travailleur pas une main "d'arcandier". C'est à ses mains qu'un Berrichon juge un homme....pas à la longueur de ses moustaches!

Nous, au Front de Libération du Berry, nous scrutons avec attention le processus electoral français. Certains candidats sortent du lot. Le plus Berrichon d'entre-eux est sans conteste M. Bayrou. Attention, nous ne  parlons pas ici de celui ou celle des candidats qui aurait le plus souffert de consanguinité et ressemblerait à un beurdin...non...non!!!

Quoi de plus naturel que de dire cela. Imaginiez -vous que notre mouvement pouvait soutenir, (en partie seulement: nous conservons jalousement notre indépendance) un fasciste,  un royaliste, un fasciste en puissance, une traite, un faux paysan, une léniniste, une trotskiste, un trotskiste, un lambertiste, une courgette, ou encore le seul candidat d'un loisir meurtrier? Non bien évidement.

De plus, nous avons été particulièrement choqué par le fait qu'il n'y ait eu qu'un seul sondage proposant aux sondés de choisir au second tour entre les trois candidats. Il est alors apparu que Bayrou, au second tour battait Sarkozy. voici ce qu'on pouvait lire:

19 février : Ifop pour Fiducial et LCI . Dans l'hypothèse d'une présence de François Bayrou au second tour de l'élection présidentielle, le candidat du centre l'emporterait quel que soit son adversaire. Ainsi, il obtiendrait 52% des voix face à Nicolas Sarkozy et 54% face à Ségolène Royal.

... plus jamais de sondages de ce type depuis! étrange non?!

 

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l'homme à l'oreille duquel murmuraient les chevaux!

10.04.2007

temps d'antenne bafoué

Depuis lundi 09 avril 2007, le temps d'antenne est strictement décompté entre les candidats à la présidentielle. Une stricte et totale égalité est imposée. Elle s'impose aux candidats eux-mêmes, mais aussi aux membres de l'équipe de campagne, aux soutiens, aux compagnons de route etc... En clair, si un citoyen lambda annonce voter pour François Bayrou, par exemple, tout ce qu'il dira sera décompté, chronométré, et ce temps devra être distribué à part égale aux autres candidats. Or et c'est là le scandale: on a assisté hier (09 avril) à une manipulation odieuse! Bernard-Henri Levy était l'invité de "franc parler", une émission de france inter  Voici comment il est présenté: ouvrez les guillemets avec des pincettes "c'est un philosophe, penseur, journaliste; un homme libre qui n'a pas encore décidé de soutenir tel ou tel concurrent dans la course présidentielle"

 

Pendant 35 minutes, BHL va démolir la politique de Sarkozy, et défendre les idéaux de Marie-Ségolene Royal. Et nous savons (et pas seulement de Marseille) tous combien cet homme est efficace quand il s'agit de critiquer. A la 35ème minute, il propose de dire pour qui il va voter...et les journalistes ont cette phrase fabuleuse: "avant que vous ne nous le disiez, parce qu'on ne va pas faire semblant, si vous nous le dîtes trop tôt, qui que ce soit que vous ayez envie d'épauler, on va décompter ce temps là et on va être obligé, nous les médias, après..." il ne termine pas sa phrase mais je le fais pour lui ...d'inviter un mec de droite et ça ça nous fait mal.

 

Et c'est reparti pour 6 minutes gratos de lynchage de sarko et de promotion de la démocratie participative. Il faut attendre la 42 ème minute pour que les journalistes laissent enfin bhl annoncer qu'il va voter pour.....quel suspens...madame Royal! Ca c'est une attaque contre la démocratie! Ca c'est grave. Il ne s'agit pas seulement d'un petit fait anodin sans gravité. C'est une question de principe d'égalité. Il ne faut jamais tolérer que cela soit remis en cause, bafoué, foulé au pied, même par BHL. En dehors de cette question de principe, se pose aussi la question de l'impact des propos d'un intellectuel médiatisé sur le choix des Français. Ils ne s'y sont pas trompés d'ailleurs, puisqu'ils posent cette question au tout début de l'entretient. Soyez vigilants! Cette élection présidentielle est bien plus porteuse d'orage qu'il n'y parait!

 vous pouvez vérifier par vous-même: http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/francparler/

 

  

 

24.03.2007

elections présidentielles

nous vous laissons seuls juges:

« Je pense que tous les Français devraient avoir chez eux le drapeau tricolore. Dans les autres pays, on met le drapeau aux fenêtres le jour de la fête nationale », a déclaré Ségolène Royal lors d'une rencontre avec la presse dans le Var, vendredi 23 mars.

(http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-88728...)

Lundi  23 octobre, PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a défendu sa proposition d'une "surveillance populaire" des élus par des "citoyens tirés au sort"

 

(http://www.liberation.fr/actualite/reuters/reuters_france...)

 

 

Vive le Front de Liberation du Berry!

 

 

 

22.12.2006

elections

quelle honte!

quelle démocratie voulons-nous vraiment? qu'êtes-vous prêts à supporter avant de jurer, mais un peu tard, qu'on l'on ne vous y reprendra plus!

Une dictature s'installe toujours sournoisement, par petites touches subtiles.

La Démlocraatie n'est pas immortelle

Prenez-garde, pensez à jean marie: ouvrez l'oeil!

 vu sur:

www.ordinateurs-de-vote.org

Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l’électeur

Le vote électronique est un terme général qui englobe deux familles de systèmes :

les ordinateurs de vote ("machines à voter"1) sont placés dans les bureaux de vote. Ils enregistrent

les votes et les dépouillent, sans s'occuper de l'identification de l'électeur ni de son émargement.

Trois fabricants sont autorisés depuis 2004 : Nedap (néerlandais), ES&S (américain) et Indra

(espagnol). Quelques dizaines de villes les utilisent, dont quatre grandes : Brest, le Havre, Reims et

Le Mans (Grenoble a abandonné son projet). Environ un million d'électeurs sont concernés.

le vote par internet s'effectue depuis n'importe quel ordinateur, par exemple à son domicile.

Identification et émargement sont gérés. Contrairement aux ordinateurs de vote, il reste

expérimental2. En France, il n'est autorisé que pour les expatriés, et seulement pour élire l'AFE

(Assemblée des Français de l'Étranger), comme au mois de juin 2006.

un intermédiaire entre les deux précédents est à l'étude : les kiosques électroniques. Il s'agit de

terminaux placés dans les bureaux de vote, et connectés à des serveurs faisant tourner un logiciel de

vote par internet. Identification et émargement sont gérés.

Notre préoccupation vient d'une part, de l'extrême difficulté3 à contrôler le fonctionnement des

ordinateurs de vote, dès lors qu'aucune "trace papier" n'existe plus; et d'autre part, que le contrôle del'élection échappe totalement aux citoyens et aux assesseurs

, par suite de l'utilisation de technologies

sophistiquées.

Les systèmes de vote électronique actuels ont une particularité les différenciant des autres systèmesinformatiques, venant du secret du vote. Des comparaisons infondées sont souvent faites avec les

transactions bancaires : leur exactitude est contrôlable a posteriori, par exemple en vérifiant ses relevés de

compte, imprimés sur du papier bien tangible. Tous les systèmes informatiques ont des conséquences

vérifiables dans le monde réel. Presque tous... Si l'ordinateur modifie des votes, qui s'en apercevra ?

Par ailleurs, la transparence manque : le détail de ces ordinateurs, notamment leur code source, est unsecret industriel. Cette opacité s'étend même jusqu'aux documents d'agrément

4.

Enfin, cette modification majeure de nos élections n'a jamais été débattue.

Nous sommes des informaticiens, pour environ la moitié d'entre nous. Nos inquiétudes sont largement

partagées par cette profession, comme en témoignent :

l'engagement d'universitaires américains sur un texte : la "Resolution on Electronic Voting5", initiée

par David Dill, professeur d’informatique à Stanford. Cette résolution demande qu'il y ait toujours

une "trace d'audit vérifiée par l’électeur" (VVAT). L'ordinateur, une fois le vote composé, imprime

un bulletin reprenant les choix effectués. Ce bulletin est montré à l’électeur, derrière une vitre. Il le

compare avec l'écran, et le valide. Le bulletin tombe ensuite dans une sorte d'urne intégrée à

l'ordinateur. Le soir de l'élection, une proportion statistiquement significative des bulletins est

dépouillée. Les suffrages sont ainsi vérifiables au moyen d'un circuit indépendant de l'informatique :

bulletins papier conservés dans une urne et dépouillement manuel6.

1 Le terme de "machine à voter" a été introduit dans le code électoral en 1969, époque où il ne s'agissait pas d'informatique.

Il n'est plus approprié aux ordinateurs actuellement utilisés. Le marketing du fabricant Nedap/France-Élection cherche

bizarrement à faire croire qu'il ne s'agit pas d'informatique.

2 En mai 2006, la CNIL a publié un état des lieux du vote par internet dans le monde.

3 Ce texte d'Andrew W. Appel, professeur d'informatique à l'université de Princeton, démontre cela point par point :

Summary of testimony before N.J. State Senate. Du même auteur : une démonstration similaire et plus détaillée.

4 Refus de la CADA (Commission d'Accès aux Documents Administratifs) du 26 janvier 2006 concernant l'accès aux

rapports pour agrément des ordinateurs de vote autorisés. Un recours devant le Conseil d'Etat est en préparation.

5 La "Resolution on Electronic Voting" a été signée par des universitaires américains spécialistes du vote électronique, tels

Andrew Appel, David Jefferson, Douglas W. Jones, Rebecca Mercuri, Peter Neumann, Avi Rubin, Barbara Simons, David

Wagner, Dan Wallach... ou des experts en sécurité informatique tel Bruce Schneier.6 Sur notre site, détails de ce concept, difficultés de mise en oeuvre, et réalisations (bâclées) à l'étranger :

le bulletin papier

vérifié par l’électeur (VVPB/VVAT).

la prise de position7 de l'ACM (Association for Computing Machinery), association mondiale

d’informaticiens fondée en 1947, et comptant 80 000 membres. Elle demande des ordinateurs de vote

conçus plus rigoureusement et pourvus de cette même "trace d'audit vérifiée par l’électeur".

Notre démarche a été constamment de s'intéresser à ce qui se passe à l'étranger. En Europe, seuls la

Belgique et les Pays-Bas utilisent à grande échelle des ordinateurs de vote. Ailleurs dans le monde :

États-Unis, Brésil, Inde, Canada et Venezuela. Voici la situation de quelques uns d'entre eux :

La Belgique a démarré les expériences de vote électronique en 1991. Cela concerne actuellement

44% des électeurs, proportion stagnant depuis 1999. Trois des quatre partis francophones se sont

prononcés contre. Un projet de loi8 imagine d'abandonner le vote électronique et de s'en tenir à

l'automatisation du dépouillement : les électeurs votent comme avant, et le soir une machine aide à

compter les bulletins.

La totalité de l'Irlande devait voter électroniquement dès 2004 avec des ordinateurs Nedap, un

fabricant que la France a autorisé. Suite à une contestation citoyenne croissante, initiée par des

informaticiens, une commission indépendante a été formée (CEV, "Commission on Electronic

Voting") qui a conclu dans son premier rapport être "incapable de recommander" ces ordinateurs.

7500 ordinateurs sont donc restés dans des entrepôts depuis. Le second rapport de cette

commission a demandé d'importantes modifications. Tout récemment, l'abandon du vote

électronique a été évoqué par des membres du Parlement de tous bords politiques9.

Les États-Unis connaissent de nombreuses difficultés (provenant également des listes électorales). Le

feuilleton de la présidentielle 2000 n'était pas dû au vote électronique, mais à une technologie plus

ancienne : les cartes perforées. Celles-ci, mal dessinées, ont été difficiles à recompter. Au moins

pouvait-on recompter quelque chose... En réaction, la législation HAVA a été votée. Elle a incité à

remplacer les technologies anciennes : en 2004, environ 30% des électeurs ont utilisé des ordinateurs

tout-électronique, semblables aux notres. La multiplication d'incidents de fonctionnement de ces

ordinateurs, la prise de conscience qu'ils étaient des "boîtes noires" (noires au sens d'opaques), ainsi

que la suspicion entourant la présidentielle 2004, ont fait comprendre la nécessité d'avoir une trace

papier. 26 des États ont incorporé ce principe à leur législation, et 13 autres y songent10.

En France, le cadre légal est le suivant :

les machines à voter ont été autorisées par la loi 69-419 du 10 mai 1969. Les machines de l'époque

ne faisaient pas appel à l'informatique. Elles ont servi jusqu'en 1986. Leur adaptation aux

technologies actuelles a été réalisée par l'arrêté du 17 nov 2003, qui définit le "règlement technique

fixant les conditions d’agrément". Celui-ci n'impose pas d'analyse du logiciel, ni de mécanismepour vérifier que les ordinateurs soient intégres, ni bien sûr de "trace papier". Les fabricants font

tester la conformité de leur équipement à ce "règlement technique" par un "organisme d'inspection",

tel Bureau Veritas ou Ceten-Apave. Ces organismes rendent un rapport sur la base duquel le

Ministère de l'Intérieur délivre un agrément par arrêté. Les municipalités décident ensuite de

l'acquisition.A la lumière des situations irlandaises, néerlandaises et américaines, la procédure

d'agrément française, conçue en 2001, est insuffisante.

le vote par Internet n'est autorisé qu'aux expatriés, et seulement pour élire l'AFE. Le Parlement devaitenvisager la possibilité, toujours limitée aux expatriés, de voter à la prochaine présidentielle11. Cela

ne sera probablement pas le cas, suite aux nombreux problèmes révélés lors de l'élection de juin

2006 : trois experts ont produit des rapports, tous critiques : A.Appel, B.Lang et F.Pelligrini.

Diverses autorités (CNIL, SGDN/DCSSI) semblaient d'ailleurs peu favorables à cette généralisation.

le projet de loi sur les kiosques électroniques a été abandonné in extremis fin 2005 : le Parlement ne

devrait pas avoir d'autres occasions de débattre du vote électronique durant cette législature.

7 Détails : "ACM Recommends Integrity, Security, Usability in E-voting"

8 Proposition de loi visant la suppression du vote automatisé et la généralisation du dépouillement par lecture optique

(Nyssens 3-120).

9 "Renewed pressure to abandon electronic voting", en 1ère page du Irish Times du 28 avril 2006. Synthèse sur notre site.10 Entre autres suite à l'action de la "Verified Voting Foundation" créée par David Dill. Le détail, état par état, est sur leur

site.

11 Une proposition de loi a été déposée au Sénat : Texte n° 76 (2005-2006).