14.04.2007

chanson électorale

c'est nouveau c'est en exclu



Rocard sonne l'hallali

Il existe, plusieurs courants de pensée au sein du parti socialiste. Pour tout dire, les relations sont même à couteaux tirés. François Hollande, ne pouvant pas rassembler derrière lui un nombre suffisant d’adhérents, eut l’idée géniale de propulser sa femme sur le devant de la scène…et la mayonnaise a pris.

 

Le parti socialiste, quoique divisé, se résigna à reconnaître la femme du premier secrétaire comme candidate à la présidentielle. Mais les dissensions restent et demeurent.

 

Les strauss-kahniens, par exemple, sont ravis d’être les oubliés de la campagne. Ils pensent déjà au meilleur moyen de reprendre la main sur le parti.

 

Quoi de mieux alors que de laisser la femme du premier secrétaire échouer. Cette stratégie n’est pas du tout abracadabrantesque. La gauche n’est jamais aussi efficace que dans l’opposition.

 

La dernière attaque nous vient d’un européen convaincu, père d’une certaine Martine Aubry, ennemie jurée de Ségolène Royal. Jugez plutôt :

 

 

 

« Il ne faut pas attendre l'après-second-tour pour créer la dynamique de l'alliance. Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy.(…) J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance. »

 

 

De plus, cela permettra, tout en conservant le contrôle des régions, de faire porter le chapeau des réformes européennes à la droite en aillant l’air de ne pas y toucher.

 

 

« L'UMP gagnera les élections législatives qui suivront. »

 

 

 

En promouvant cette alliance de dernière minute, M. Rocard fait d’une pierre deux coups :

 

Premièrement : La défaite de Mme Royal est inéluctable. Il le sait. Ce faisant, il offre au parti socialiste l’opportunité de se débarrasser du clan Hollande juste après les élections, sur l’air du : on vous avez prévenu.

 

Deuxièmement : il prévoit qu’une fois l’éviction réalisée, et juste entre les élections présidentielles et législatives, la gauche et le centre fassent alliance. La stratégie de la maîtrise des régions  trouvant ici tout son sens.

 

 

Ces deux analyses s’appliquent dans le cas où Nicolas Sarkozy serait élu ; c'est-à-dire, si François Bayrou n’accède pas au second tour. Mais, dans le cas de l’accession de M. Bayrou à l’Elysée, la manœuvre ne perd rien de son efficacité : le clan Hollande est mis au placard, des accords sont malgré tout passés, en sous-mains, par les éléphants du P.S avec l’UDF et ainsi de suite.

 

 

En substance, le message de M. Rocard est donc le suivant : amis socialistes, Mme Royal ne peut mathématiquement pas gagner. Seul Bayrou peut remporter les élections face à Sarkozy. Votons pour lui. Ainsi, nous nous garantissons les élections législatives, tout en nous tenant suffisamment à l’écart du pouvoir pour ne pas avoir à subir les retombées sociales des nécessaires réformes européenne. Et, cerise sur le gâteau, on élimine cette fraction du parti et on gagne ainsi en crédibilité en donnant l’impression qu’au fond, on donne un coup de barre à gauche ! Oui, de barre à gauche, car à moyen terme, rien ne nous empêchera de dire que, décidément, M.Bayrou est trop à droite et qu’on ne peut plus le soutenir. Il y a fort à parier d’ailleurs que cette scission aura lieu juste après qu’Angela Merkel ait proposé le nouveau traité européen.  

 

13.04.2007

bayrou, elections

Vous le savez sans doute, le Berry est une région (nous nous préfèrons dire un pays) d'agriculteurs. La plupart des Français ne connaissent du Berry que le panneau autoroutier: "Vous entrez en Berry" une vache et un mouton en guise d'illustration, trois collines, deux virages, un clocher et 45 minutes plus tard, vous êtes ailleurs. Et pourtant, vous venez de traverser la région centrale de la France, refuge des rois de France, des sorciers et des dresseurs de loups. Région dont l'adage est: un berrichon avec ses 99 moutons ça fait 100 bêtes.

C'est une idée récurrente chez le berrichon qu'il lui faut être au contact avec la nature. Un homme vrai est un homme qui sait le plaisir qu'il y a à plonger ses mains dans le sol pour en retirer les richesses. Une main de berrichon est une main de travailleur pas une main "d'arcandier". C'est à ses mains qu'un Berrichon juge un homme....pas à la longueur de ses moustaches!

Nous, au Front de Libération du Berry, nous scrutons avec attention le processus electoral français. Certains candidats sortent du lot. Le plus Berrichon d'entre-eux est sans conteste M. Bayrou. Attention, nous ne  parlons pas ici de celui ou celle des candidats qui aurait le plus souffert de consanguinité et ressemblerait à un beurdin...non...non!!!

Quoi de plus naturel que de dire cela. Imaginiez -vous que notre mouvement pouvait soutenir, (en partie seulement: nous conservons jalousement notre indépendance) un fasciste,  un royaliste, un fasciste en puissance, une traite, un faux paysan, une léniniste, une trotskiste, un trotskiste, un lambertiste, une courgette, ou encore le seul candidat d'un loisir meurtrier? Non bien évidement.

De plus, nous avons été particulièrement choqué par le fait qu'il n'y ait eu qu'un seul sondage proposant aux sondés de choisir au second tour entre les trois candidats. Il est alors apparu que Bayrou, au second tour battait Sarkozy. voici ce qu'on pouvait lire:

19 février : Ifop pour Fiducial et LCI . Dans l'hypothèse d'une présence de François Bayrou au second tour de l'élection présidentielle, le candidat du centre l'emporterait quel que soit son adversaire. Ainsi, il obtiendrait 52% des voix face à Nicolas Sarkozy et 54% face à Ségolène Royal.

... plus jamais de sondages de ce type depuis! étrange non?!

 

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l'homme à l'oreille duquel murmuraient les chevaux!