29.05.2007

quand le mediocre dit l'amour

Triangle noir dans un brouillard artificiel

Au dessus, deux yeux aux reflets d’or regardent

Maintenant ma langue effleurer cette rose

Aux replis amarantes d’où transpire du miel.

Râles, soupirs et cris étouffés répondent

Aux lentes oscillations dont ma langue est la cause.

 

Fantasmes et pulsions sont au rendez-vous. (L’)

Alchimie de deux corps qui ensembles palpitent

Irradie en mon corps la chaleur de son sein.

Sa peau blanche recèle, de ses cuisses à son cou,

Odeurs et fragrances comme autant de parfums

Nouveaux et envoûtants qui toujours habitent

Songes et rêves fais du souvenir de nous.

 

L’aube sur son corps dessine des reflets noirs.

 

Aussitôt le brouillard artificiel dissipé,

Meurt le rêve insensé de revivre cette nuit

Où, sur l’autel du désir, j’avais élevé

Unique et splendide, un corps, sans lequel l’ennui

Résonne lugubre et froid dans mes nuits esseulées.

24.02.2007

censure, histoire et tabac

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dessin en illustration de l'article paru dans "L'histoire" n°317 de fevrier 2007

17.08.2006

régionaliste

Nous apprenons que G.W. Bush est en train de lire "l'étranger" de Camus. Nous, nous le subissons tous les jours. La télévision crache ses informations nationales en langue étrangère sans que soit reconnue la langue berrichonne. Réfléchissez un instant: cela vous semble tout à fait normal de voir des informations en occitan ou en breton, d'assister à la messe en direct, de voir des drapeaux rouge et jaune ou noir et blanc dans certaines régions...alors pourquoi faudrait-il que le cas berrichon soit ainsi dénigré? Il n'est pas insensé de défendre le Berry libre!
Nombreux sont ceux qui regardent notre mouvement d'un oeil condescendant, mais prenez garde, l'attachement à la terre des origines est, avec la religion, une des clefs principales des conflits. Le cas du Liban devrait pourtant vous ouvrir les yeux! C'est cette volonté farouche qui nous anime. Nous sommes Berrichons et fiers de l'être.
A tous ceux qui ont peur!
A tous ceux qui doutent!
A tous ceux qui tremblent devant la mondialisation!
A tous ceux qui veulent retrouver un monde à taille humaine!
A tous ceux qui sont ignorés!
Nous, nous disons:  
Adhérez 
au
Front de Libération du Berry 

13.08.2006

Comment créer un environnement culturel et idéologique belligène

Monsieur Frédéric Rousseau, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paul Valéry de Montpellier nous livre, dans son dernier ouvrage:"La Grande Guerre en tant qu'expérience sociale" chez Ellipses, des pages riches d'enseignement.

 

 

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la section culture et action du FLB, décide de reproduire ici quelques extraits:

" Le sentiment national, c'est-à-dire le sentiment d'appartenance à une nation, cela se fabrique. Fruit d'une construction politique et culturelle (linguistique et littéraire notamment), le sentiment national repose sur un certain nombre d'éléments partagés, comme la langue, l'histoire, des traditions, des institutions, parfois la religion; il découle d'un long processus parfois multi séculaire comme dans le cas de la France et de l'Angleterre (...et du Berry...). Dans le reste de l'Europe c'est surtout au 18em siècle, et plus encore au cours du 19em, que des savants patriotes, linguistes, grammairiens, philologues et littérateurs jouèrent le rôle d'éveilleurs de consciences nationales en révélant, voire en créant, les langues des Etats qu'ils imaginaient et appelaient de leurs voeux.

(…)

A cet effort généra déployé par des linguistes et des littérateurs pour inventer et fixer des langues nationales s’ajoutent ceux des nombreux faiseurs d’histoires nationales. Partout en Europe, des philosophes (Herder, Fichte), des écrivains (Goethe, Walter Scott), des poètes (Mickiewicz) et aussi quelques historiens professionnels (Michelet, Carlyle, Pirenne, Palacky, Treitschke) travaillent à la résurrection, voire l’invention, d’un passé qualifié de « national ». Leurs œuvres se caractérisent par l’exaltation d’une mémoire nationalisée, d’ancêtres et de héros mythiques et/ou mythifiés, et d’événements clés édifiants, jalonnant une histoire affirmée sans discontinuité ni rupture. ".

Et c’est cette rupture que le F.L.B. prétend incarner. Le pouvoir national, qui n’est rien moins, nous venons de la voir qu’une construction, ne pourra plus résister bien longtemps aux coups de boutoir que l’intelligentsia berrichonne va lui asséner, jours après jours.     

 

09.08.2006

Quand qu'c'est dans l'vent' c'est ben tout mélangé

Le Chanciaux : crêpe fondante aux pommes caramélisées

 

Ce dessert typique de ma région est bien pratique lorsque des amis passent à l'imprévu pour boire le thé. Un peu de farine, de lait, des oeufs et des pommes suffisent à réaliser cette délicieuse crêpe. J'utilise également de la liqueur de poire Monin et du miel de Sologne. Dans les fermes berrichonnes, le chanciaux était un plat économique que les ouvriers journaliers mangeaient en général le matin, après la soupe. Avec le temps, le chanciaux est devenu un "quatre heures" idéal.

 

 

 

Ingrédients pour 4 personnes (15 minutes de préparation)


60 g de farine - 125 ml de lait - 1 oeuf - 1 pincée de sel - 1 trait de liqueur de poire Monin ou de Calvados à défaut - 20 g de beurre - 2 pommes moyennes (de préférence Reine des Reinettes, pour sa saveur et sa tenue) - 2 cuillères à soupe de miel de Sologne.


Temps de préparation : 20 minutes


Niveau : facile, si ce n'est le "retournage" de la crêpe !


Coût : pas cher

 

1- Mélanger la farine, le lait, l'oeuf et le sel. 2- Couper les pommes en lamelles et faites les dorer dans une poêle avec le beurre. Lorsqu'elles sont dorées, versez un trait de liqueur de poire et faîtes flamber. 3- Ajouter la pâte à crêpe et faites cuire pendant 7 minutes environ à feu doux. De la pâte encore liquide reste encore visible, c'est normal. Mettez une assiette sur la poêle et retournez-la. Faites glisser le côté non-cuit de la crêpe sur la poêle et laissez cuire environ 3 minutes. 4- Disposez le chanciaux sur un plat à tarte et nappez de miel. La tradition recommande de mettre plutôt du sucre, le miel étant une denrée trop chère à l'époque. Mais personnellement je préfère le goût du miel des bruyères de Sologne que le sucre blanc ! Coupez le chanciaux comme une tarte et servez avec du thé.

07.08.2006

l'indigestion

Nous aut’ les Berrichons, nous avons à souffrir de la concurrence déloyale des pays pauv’s.

En effet, le pâté aux pommes de terre, qui a fait la réputation du Berry par sa finesse, risque de disparaître de la table de nos gourmets. L’Etat français, qui ne cesse de nous opprimer et qui tente, par tous les moyens, de parfaire son œuvre de sape culturelle, rêve de mettre à genoux les producteurs de patates berrichons.

C’est ainsi, que le gouvernement national soutient le principe du commerce équitable. Cette mesure n’a en fait qu’un seul et unique but : fragiliser le Berry et sa production régionale au profit de producteurs venus d’on ne sait où ! Reste, là encore, que le Berry n’est pas la seule région à être ainsi en souffrance : l’Occitanie est particulièrement ébranlée !

Et pourtant, quelles sont belles nos campagnes berrichonnes où s’ébattent nos troupeaux !

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Alors, à l’instar des occitanistes, qui eux ont compris l’importance de défendre son territoire, ses productions et ses richesses, luttons pour des patates berrichonnes libres !!

 

Pour une constitution européenne

medium_gnp4.3.jpgJ’entends dire ça et là, qu’il faudrait penser à modifier la constitution française pour lui donner tel ou tel inclinaison (http://mouvement-citoyen.hautetfort.com/). C’est ce qui fut tenté l’été dernier par le biais de l’Union Européenne.

 

Nous, membres du FLB, rejoignons cette analyse et appelons de nos vœux une constitution européenne qui favorise l’autonomie régionale. Nous le remarquons, l’Europe a pour but de détruire les frontières actuelles, étatiques, pour en construire de nouvelles, euro-régionales. Et cela ne peut qu’être bénéfique.

 

Nous, membres du FLB, en accord avec les groupements régionalistes de Bretagne, d’Occitanie, de Savoie et d’Italie du Nord, soutenons l’action remarquable et grandiose de M. Valery Giscard d’Estaing. En effet, réunis en séance secrète, les activistes de nos divers organismes ont répété leur volonté farouche d’accéder à l’indépendance, quelqu’en soit le prix.

 

« Parce que l’action doit être sincère et que notre cœur est pur, nous nous devons de soutenir les groupements politiques qui nous apporterons un soutien efficace. Quoique nous sachions tous vers où se porte notre cœur, nous n’hésiterons pas à faire appel à des forces de gauche ! ». tel s’exprimait, courageusement, Yann Charles-Brun. Espérons cependant que nous n’aurons pas à nous parjurer de la sorte et que nos alliances traditionnelles suffiront. Nous avons constaté combien les mouvements gauchistes avaient encore des difficultés à imposer un programme à leurs masses (même si cela semble vouloir changer avec Ségolène).

 

 

Pour une Europe des Régions !!! Pour un Berry Libre

Pour un berry libre et indépendant

Berrichonnes, Berrichons,

Il est plus que temps que se lève enfin un vent de révolte dans les chaumières. La constitution française ayant était modifiée, le territoire n'est plus "un et indivisible". Suivons l'exemple de nos frères de lutte occitans, catalans, bretons, savoyards, avant que nous ne disparaissions comme disparurent les hommes de néandertal.

L’oppression française sur le Berry n’a pas encore achevé son redoutable travail d’a-culturation. Plus encore que les autres territoires, le Berry est celui qui eut le plus à subir le joug national. Soucieux de mater la révolte qui grondait, les rois de France ne s’installèrent-t-ils pas en Berry ? La stratégie de l’affirmation du pouvoir central par la présence directe du souverain est évidente. Le pouvoir royal est alors fragile. Souvent plus faible que nombre de ses vassaux le roi ne peut encore imposer son autorité à distance. A mesure qu’il étend son influence il lui faut déplacer son administration en territoire conquis.

Or le Berry résistera longtemps à la domination d’un monarque étranger, le forçant à y maintenir une présence physique pendant de nombreux siècles. Peu à peu, les Berrichons et les Berrichonnes ont compris qu’une résistance ouverte à l’envahisseur ne leur était pas favorable. Stratégiquement, ils optèrent pour une lutte de l’ombre au milieu des forêts. Dresseurs de loups et sorciers firent perdurer les traditions ancestrales et, accompagnés de quelques ménestrels, ils usèrent de stratagèmes afin de contourner les interdits et la censure. La bourrée devint ainsi un moyen festif et discret de rentrer en contact avec d’autres peuples maintenant attaqués. Les troubadours occitans se firent les messagers de la résistance dans le sud.

Depuis cette lointaine époque Berry et Occitanie sont unis et solidaires.

Pour que survivent les particularismes !

Pour que survivent les frontières et les drapeaux !

Vive les mouvements indépendantistes !

Vive le Berry !

Vive le Berry libre !