03.06.2007

regionalisme

 Quel con ce Brassens!

C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance
Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si on y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Heureusement, le gouvernement en place, suivi par les socialstes vont enfin passer en force un traité constitutionnel européen qui va faire la part belle aux régionalistes comme nous ou nos amis polonais.

Vive les régions, Vive l'europe régionale,

Vive le Front de Liberation du Berry!


29.05.2007

quand le mediocre dit l'amour

Triangle noir dans un brouillard artificiel

Au dessus, deux yeux aux reflets d’or regardent

Maintenant ma langue effleurer cette rose

Aux replis amarantes d’où transpire du miel.

Râles, soupirs et cris étouffés répondent

Aux lentes oscillations dont ma langue est la cause.

 

Fantasmes et pulsions sont au rendez-vous. (L’)

Alchimie de deux corps qui ensembles palpitent

Irradie en mon corps la chaleur de son sein.

Sa peau blanche recèle, de ses cuisses à son cou,

Odeurs et fragrances comme autant de parfums

Nouveaux et envoûtants qui toujours habitent

Songes et rêves fais du souvenir de nous.

 

L’aube sur son corps dessine des reflets noirs.

 

Aussitôt le brouillard artificiel dissipé,

Meurt le rêve insensé de revivre cette nuit

Où, sur l’autel du désir, j’avais élevé

Unique et splendide, un corps, sans lequel l’ennui

Résonne lugubre et froid dans mes nuits esseulées.

14.04.2007

chanson électorale

c'est nouveau c'est en exclu



Rocard sonne l'hallali

Il existe, plusieurs courants de pensée au sein du parti socialiste. Pour tout dire, les relations sont même à couteaux tirés. François Hollande, ne pouvant pas rassembler derrière lui un nombre suffisant d’adhérents, eut l’idée géniale de propulser sa femme sur le devant de la scène…et la mayonnaise a pris.

 

Le parti socialiste, quoique divisé, se résigna à reconnaître la femme du premier secrétaire comme candidate à la présidentielle. Mais les dissensions restent et demeurent.

 

Les strauss-kahniens, par exemple, sont ravis d’être les oubliés de la campagne. Ils pensent déjà au meilleur moyen de reprendre la main sur le parti.

 

Quoi de mieux alors que de laisser la femme du premier secrétaire échouer. Cette stratégie n’est pas du tout abracadabrantesque. La gauche n’est jamais aussi efficace que dans l’opposition.

 

La dernière attaque nous vient d’un européen convaincu, père d’une certaine Martine Aubry, ennemie jurée de Ségolène Royal. Jugez plutôt :

 

 

 

« Il ne faut pas attendre l'après-second-tour pour créer la dynamique de l'alliance. Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy.(…) J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance. »

 

 

De plus, cela permettra, tout en conservant le contrôle des régions, de faire porter le chapeau des réformes européennes à la droite en aillant l’air de ne pas y toucher.

 

 

« L'UMP gagnera les élections législatives qui suivront. »

 

 

 

En promouvant cette alliance de dernière minute, M. Rocard fait d’une pierre deux coups :

 

Premièrement : La défaite de Mme Royal est inéluctable. Il le sait. Ce faisant, il offre au parti socialiste l’opportunité de se débarrasser du clan Hollande juste après les élections, sur l’air du : on vous avez prévenu.

 

Deuxièmement : il prévoit qu’une fois l’éviction réalisée, et juste entre les élections présidentielles et législatives, la gauche et le centre fassent alliance. La stratégie de la maîtrise des régions  trouvant ici tout son sens.

 

 

Ces deux analyses s’appliquent dans le cas où Nicolas Sarkozy serait élu ; c'est-à-dire, si François Bayrou n’accède pas au second tour. Mais, dans le cas de l’accession de M. Bayrou à l’Elysée, la manœuvre ne perd rien de son efficacité : le clan Hollande est mis au placard, des accords sont malgré tout passés, en sous-mains, par les éléphants du P.S avec l’UDF et ainsi de suite.

 

 

En substance, le message de M. Rocard est donc le suivant : amis socialistes, Mme Royal ne peut mathématiquement pas gagner. Seul Bayrou peut remporter les élections face à Sarkozy. Votons pour lui. Ainsi, nous nous garantissons les élections législatives, tout en nous tenant suffisamment à l’écart du pouvoir pour ne pas avoir à subir les retombées sociales des nécessaires réformes européenne. Et, cerise sur le gâteau, on élimine cette fraction du parti et on gagne ainsi en crédibilité en donnant l’impression qu’au fond, on donne un coup de barre à gauche ! Oui, de barre à gauche, car à moyen terme, rien ne nous empêchera de dire que, décidément, M.Bayrou est trop à droite et qu’on ne peut plus le soutenir. Il y a fort à parier d’ailleurs que cette scission aura lieu juste après qu’Angela Merkel ait proposé le nouveau traité européen.  

 

sarkozy et Le Pen au second tour, Royal en 4eme position

Vous pouvez lire ceci si vous achetez le Nouvel observateur (journal de gauche, c’est important : souvenez-vous : le paratexte, sarkozy, les gènes)

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/elysee_2007/2007...

« La Direction Centrale des Renseignements Généraux est en possession d’une enquête confidentielle sur l’état de l’opinion qui annonce l’élimination de Ségolène Royal au 1 er tour. Cette enquête, effectuée dans le cadre des missions de prise de température de l’opinion sur des thèmes non politiques, baptisée "Mercure", est effectuée sur un échantillon de 15.000 personnes sur tout le territoire français. Officiellement, les Renseignements Généraux ne font plus de sondages électoraux. Mais, ces dernières semaines, les RG régionaux ont eu pour consigne de faire remonter des informations sur le vote du premier tour.

 

 

 

Déflagration

 

 

 

Les informations, centralisées, cette semaine, par une cellule d’une dizaine de fonctionnaires, rue des Saussaies, à Paris, sont destinées à nourrir la réflexion du ministre de l’Intérieur. Ce sondage "Mercure", donnant Nicolas Sarkozy en tête, Ségolène Royal éliminée, et François Bayrou et Jean-Marie Le Pen au coude à coude, avec une "conjoncture positive" pour ce dernier, pourrait annoncer un deuxième tour entre Nicolas Sarkozy et le leader du Front National.

 

Cette information, que la place Beauvau ne peut révéler, pourrait provoquer une déflagration politique. Certains informateurs précisent que l’annonce d’une défaite possible de la candidate socialiste au premier tout pourrait réveiller les indécis et les encourager à retourner vers un vote en sa faveur dès le premier tour. "Certains candidats, Sarkozy, ou Bayrou, n’ont aucun intérêt à divulguer les résultats de ce sondage, souligne un fonctionnaire des RG. La révélation de cette info pourrait faire remonter Madame Royal…"

 

 

 

 

Et voilà : la candidate du Parti Socialiste ne passera pas le second tour, faisons peur aux Français, qu’ils rentrent dans le moule.

 

Il faut toujours se demander : à qui profite le crime ?

 

Deux analyses s’opposent et se conjuguent :

La première serait, qu’ainsi décomplexés, les indécis de gauche n’aient plus d’état d’âme à lâcher le P.S. qu’ils savent maintenant moribond. Ils n’ont pas ainsi le sentiment que c’est leur petite voix de petit électeur, seul au milieu de son isoloir qui a fait basculer le vote. La Royal est morte, vive le roi…..ouhlala, c’est l’hallali ! Cette analyse serait la plus profitable à M. Sarkozy qui est assuré de remporter la victoire contre Mme Royal. Il lui faut donc éviter par tous les moyens de voir M. Bayrou au second tour. Ce qui expliquerait qu’il s’agisse d’une information invérifiable, faite par des R.G. dont on connaît la neutralité !  

Mais voilà, la seconde veut que l’électorat de gauche, affolé par cette information, vote pour Mme Royal dès le premier tour et ce en dépit du bon sens (cf note sur les intentions de votes au second tour). Ce second calcul que font d’ailleurs les journalistes du nouvel obs est basée sur la peur…le peur de Le pen…c’est non seulement choquant, mais aussi hasardeux.

 

13.04.2007

le Berry: pays de sorciers et de dresseurs de loups.

Voici, chers compagnons de route de la cause berrichonne un texte véritable, intitulé : la chanson du meneu’ de loup, ainsi que des extraits d’une production de George Sand sur ce sujet :

 « Cent agneaux vous aurez Courant dedans la brande; Belle, avec moi venez, Cent agneaux vous aurez.                                                                     

 

--Les agneaux qu'ous avez Ont la gueule trop grande; Sans moi vous garderez Les agneaux qu'ous avez.»

 

 

 

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Les historiens du Berry désignent cette région comme le pays privilégié des meneux de loups et jeteux de sorts. La croyance aux meneux de loups est répandue dans toute la France. C'est le dernier vestige de la légende si longtemps accréditée des lycanthropes. En Berry, où déjà les contes que l'on fait à nos petits enfants ne sont plus aussi merveilleux ni aussi terribles que ceux que nous faisaient nos grand'mères, je ne me souviens pas que l'on m'ait jamais parlé des hommes-loups de l'antiquité et du moyen-âge. Cependant on s'y sert encore du mot de garou qui signifie bien, à lui tout seul, homme-loup; mais on en a perdu le vrai sens. Le loup-garou est un loup ensorcelé, et les meneux de loups ne sont plus les capitaines de ces bandes de sorciers qui se changeaient en loups pour dévorer les enfants; ce sont des hommes savants et mystérieux, de vieux bûcherons ou de malins gardes-chasse, qui possèdent le secret pour charmer, soumettre, apprivoiser et conduire les loups véritables. Je connais plusieurs personnes qui ont rencontré, aux premières clartés de la lune, au carroi de la Croix-Blanche, le père Soupison, surnommé Démonnet, s'en allant tout seul, à grands pas, et suivi de plus de trente loups. Une nuit, dans la forêt de Châteauroux, deux hommes, qui me l'ont raconté, virent passer sous bois, une grande bande de loups. Ils en furent très effrayés et montèrent sur un arbre, d'où ils virent ces animaux s'arrêter à la porte de la hutte d'un bûcheron. Ils l'entourèrent en poussant des hurlements effroyables. Le bûcheron sortit, leur parla dans une langue inconnue, se promena au milieu d'eux, après quoi ils se dispersèrent sans lui faire aucun mal. Ceci est une histoire de paysan. Mais deux personnes riches, ayant reçu de l'éducation, gens de beaucoup de sens et d'habileté dans les affaires, vivant dans le voisinage d'une forêt où elles chassaient fort souvent, m'ont juré, sur l'honneur, avoir vu, étant ensemble, un vieux garde-forestier, de leur connaissance, s'arrêter à un carrefour écarté et faire des gestes bizarres. Ces deux personnes se cachèrent pour l'observer et virent treize loups, dont un énorme alla droit au charmeur et lui fit des caresses; celui-ci siffla les autres, comme on siffle des chiens, et s'enfonça avec eux dans l'épaisseur du bois. Les deux témoins de cette scène étrange n'osèrent l'y suivre et se retirèrent aussi surpris qu'effrayés. Ceci me fut raconté si sérieusement que je déclare n'avoir pas d'opinion sur le fait.

                                                                                                                                                    George Sand

 

 

Vive le Berry libre et indépendant !

bayrou, elections

Vous le savez sans doute, le Berry est une région (nous nous préfèrons dire un pays) d'agriculteurs. La plupart des Français ne connaissent du Berry que le panneau autoroutier: "Vous entrez en Berry" une vache et un mouton en guise d'illustration, trois collines, deux virages, un clocher et 45 minutes plus tard, vous êtes ailleurs. Et pourtant, vous venez de traverser la région centrale de la France, refuge des rois de France, des sorciers et des dresseurs de loups. Région dont l'adage est: un berrichon avec ses 99 moutons ça fait 100 bêtes.

C'est une idée récurrente chez le berrichon qu'il lui faut être au contact avec la nature. Un homme vrai est un homme qui sait le plaisir qu'il y a à plonger ses mains dans le sol pour en retirer les richesses. Une main de berrichon est une main de travailleur pas une main "d'arcandier". C'est à ses mains qu'un Berrichon juge un homme....pas à la longueur de ses moustaches!

Nous, au Front de Libération du Berry, nous scrutons avec attention le processus electoral français. Certains candidats sortent du lot. Le plus Berrichon d'entre-eux est sans conteste M. Bayrou. Attention, nous ne  parlons pas ici de celui ou celle des candidats qui aurait le plus souffert de consanguinité et ressemblerait à un beurdin...non...non!!!

Quoi de plus naturel que de dire cela. Imaginiez -vous que notre mouvement pouvait soutenir, (en partie seulement: nous conservons jalousement notre indépendance) un fasciste,  un royaliste, un fasciste en puissance, une traite, un faux paysan, une léniniste, une trotskiste, un trotskiste, un lambertiste, une courgette, ou encore le seul candidat d'un loisir meurtrier? Non bien évidement.

De plus, nous avons été particulièrement choqué par le fait qu'il n'y ait eu qu'un seul sondage proposant aux sondés de choisir au second tour entre les trois candidats. Il est alors apparu que Bayrou, au second tour battait Sarkozy. voici ce qu'on pouvait lire:

19 février : Ifop pour Fiducial et LCI . Dans l'hypothèse d'une présence de François Bayrou au second tour de l'élection présidentielle, le candidat du centre l'emporterait quel que soit son adversaire. Ainsi, il obtiendrait 52% des voix face à Nicolas Sarkozy et 54% face à Ségolène Royal.

... plus jamais de sondages de ce type depuis! étrange non?!

 

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l'homme à l'oreille duquel murmuraient les chevaux!

11.04.2007

sarkozy, determinisme, hérédité et zola

Bon sang (si vous me permettez l’expression) que ce sujet est épineux !

 

 

On enseigne que la compréhension complète d’un texte ne passe pas seulement par l’étude du contenu, mais aussi du para-texte : date, lieux, circonstances particulières, auteur. Exemple : quand les marins britanniques retenus en Iran disent qu’ils ont violés les frontières iraniennes, il ne faut pas oublier qu’ils sont prisonniers. La validité d’un propos ou d’un écrit est à passer au filtre d’une analyse rigoureuse du contexte.

 

 

Prenons par exemple cette phrase :

 

 

"J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a mille deux cents ou mille trois cents jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense."

 

 

 

Ceux d’entre vous qui connaissent Zola pourront y reconnaître l’idée qui, en filigrane, traverse son œuvre : « les Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second Empire ».

 

Comment imaginer que Zola, qui est un homme bon et généreux (puisqu’un de ses personnages est pétomane et s’appelle Jésus) , puisse avoir derrière la tête une pensée eugéniste ? Car c’est un fait : Zola s’acharne à démontrer qu’il existe, certes, des déterminismes sociaux, mais que malheureusement, il en est aussi de génétiques.

 

 

La citation est en fait issue de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Michel Onfray, publiée dans Philosophie Magazine de mars 2007. Une rencontre que Michel Onfray raconte en détail sur son blog.

 

 

Et on voit alors toute la classe politique qui s’émeut, d’ailleurs bien tièdement, et s’insurge. Certains, parmi les plus démocrates, vont même jusqu’à dire :  

 

 

"Quelle monstruosité! Comment cautionner des théories qui ont servi de fondements idéologiques au fascisme, au nazisme (elle omet de dire : au stalinisme, maoïsme, polpotisme, castrisme….la mémoire, qui fonde l’Histoire est souvent hémiplégique...) C'est proprement inadmissible" (Marie-George Buffet).

 

 

Et voilà, dans la bouche de M. Sarkozy, ça sonne mal…c’est pas du Zola ! Il annonce par la suite qu’il veut en fait en débattre, qu’il n’est pas bouffi de certitude sur le sujet. Mais cet argument est absurde. Pourquoi en débattre ? Car, si il existe bel et bien un facteur génétique déterminant dans les maladies mentales, il est absurde et dangereux de vouloir en débattre pendant une période électorale. Nous sommes tous plus ou moins d’accord pour penser qu’il est envisageable que ce facteur biologique existe, mais dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons le prouver. Par conséquent, débattre de cela c’est aborder un sujet polémique, idéologique, basé sur des croyances, des a priori. L’individu, que nous sommes tous, est motivé, dirigé par son affect. Sa capacité de distanciation avec le monde des sens et des sentiments, des pulsions, des désirs lui permet de s’extraire d’une animalité violente. (là encore, ce serait une piste de discussion à approfondir mais bon, un sujet à la fois).

 

M. Sarkozy a fait une erreur. Mais la question qu’il faut se poser est la suivante : qu’auriez-vous pensez si c’était un autre candidat qui avait tenu ces propos ? sincèrement !   

 

 

10.04.2007

temps d'antenne bafoué

Depuis lundi 09 avril 2007, le temps d'antenne est strictement décompté entre les candidats à la présidentielle. Une stricte et totale égalité est imposée. Elle s'impose aux candidats eux-mêmes, mais aussi aux membres de l'équipe de campagne, aux soutiens, aux compagnons de route etc... En clair, si un citoyen lambda annonce voter pour François Bayrou, par exemple, tout ce qu'il dira sera décompté, chronométré, et ce temps devra être distribué à part égale aux autres candidats. Or et c'est là le scandale: on a assisté hier (09 avril) à une manipulation odieuse! Bernard-Henri Levy était l'invité de "franc parler", une émission de france inter  Voici comment il est présenté: ouvrez les guillemets avec des pincettes "c'est un philosophe, penseur, journaliste; un homme libre qui n'a pas encore décidé de soutenir tel ou tel concurrent dans la course présidentielle"

 

Pendant 35 minutes, BHL va démolir la politique de Sarkozy, et défendre les idéaux de Marie-Ségolene Royal. Et nous savons (et pas seulement de Marseille) tous combien cet homme est efficace quand il s'agit de critiquer. A la 35ème minute, il propose de dire pour qui il va voter...et les journalistes ont cette phrase fabuleuse: "avant que vous ne nous le disiez, parce qu'on ne va pas faire semblant, si vous nous le dîtes trop tôt, qui que ce soit que vous ayez envie d'épauler, on va décompter ce temps là et on va être obligé, nous les médias, après..." il ne termine pas sa phrase mais je le fais pour lui ...d'inviter un mec de droite et ça ça nous fait mal.

 

Et c'est reparti pour 6 minutes gratos de lynchage de sarko et de promotion de la démocratie participative. Il faut attendre la 42 ème minute pour que les journalistes laissent enfin bhl annoncer qu'il va voter pour.....quel suspens...madame Royal! Ca c'est une attaque contre la démocratie! Ca c'est grave. Il ne s'agit pas seulement d'un petit fait anodin sans gravité. C'est une question de principe d'égalité. Il ne faut jamais tolérer que cela soit remis en cause, bafoué, foulé au pied, même par BHL. En dehors de cette question de principe, se pose aussi la question de l'impact des propos d'un intellectuel médiatisé sur le choix des Français. Ils ne s'y sont pas trompés d'ailleurs, puisqu'ils posent cette question au tout début de l'entretient. Soyez vigilants! Cette élection présidentielle est bien plus porteuse d'orage qu'il n'y parait!

 vous pouvez vérifier par vous-même: http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/francparler/

 

  

 

25.03.2007

lâcheté ordinaire

Le Berry c’est aussi

 

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un grand maire.